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Babou Diakham.

La Section de recherches, chargée de l’enquête, ne perd pas du temps. Les gendarmes ont investi hier l’Office du bac pour trouver les premiers éléments explicatifs des fuites qui secouent l’école sénégalaise.

Les choses ne semblent pas traîner pour tirer ces fuites massives au Baccalauréat 2017 au clair. Au lendemain de ce scandale sans précédent, la Section de recherches de la Gendarmerie nationale a établi ses quartiers à l’Office du bac pour essayer de retracer l’origine des fuites qui ont provoqué le report des preuves de français et d’histo-géo, reprogrammées lundi. Babou Diakham, juché à la tête de l’Office du bac depuis plus d’une décennie, a été entendu sur place hier par les pandores qui ont été chargés par le procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar de mener l’enquête. Il s’agit de fouiller les ordinateurs qui n’auront pas de secrets pour les éléments de la plateforme numérique de la gendarmerie et d’écouter toutes les personnes impliquées dans la chaîne de confection et de distribution des épreuves du Bac qu‘on croyait très sécurisée. «Le procureur de la République, qui s’est autosaisi, demande une enquête exhaustive et rapide, confie une source proche du dossier. Il a saisi la Section de recherches de la gendarmerie qui a très vite lancé ses investigations. Le commandement de la gendarmerie prend cette affaire très au sérieux. C’est pourquoi il a mis à la disposition de ses hommes tous les moyens nécessaires pour la conduite de cette enquête», rapporte une source à Seneweb.
Il faut savoir que l’école sénégalaise traverse une crise profonde avec l’éclatement de cette affaire de fuites. Par conséquent, les autorités de l’enseignement supérieur qui ne pouvaient pas se complaire dans cette situation ont ordonné l’ouverture d’une enquête administrative et judiciaire pour situer les responsabilités. En attendant, le Bac continue sa tumultueuse traversée.
bsakho@lequotidien.sn

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