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Rattrapé par la polémique, Serigne Modou Kara a décidé de sortir du confinement pour apporter sa version des faits, après l’éclatement de l’affaire de ses centres de redressement. Bien sûr, cette polémique a considérablement terni l’image de Serigne Modou Kara qui ne tient pas à laisser le flou perdurer en gardant le silence. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le leader du Parti de la vérité pour le développement a partagé ses regrets : «Je présente mes excuses à toutes les autorités religieuses et temporelles, à toute la communauté musulmane. A Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des Mourides, et à Seydina Abass Ibn Cheikh Ibrahim Mbacké, je demande pardon pour avoir créé une polémique.» Très embrassé par la tournure des évènements, il ajoute : «J’envoie un message d’excuse à tout le monde, en particulier à Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké que je remercie pour sa sympathie. Pour ce qui concerne l’Etat, il est souverain. A tous ceux qui voudraient mettre en place une agence de sécurité, je leur demande de se conformer à la loi. Je demande à mes disciples de se débarrasser des tenues.» En tout cas, il n’a pas l’intention de faire des vagues. «Je voudrais assurer à tous que troubler l’ordre public n’a jamais été mon intention. Je réaffirme mon respect total pour la religion, ainsi que pour toutes les confréries. A mes proches et amis, je leur dis qu’ils n’ont pas à s’inquiéter. Je ne pouvais pas ne pas parler», enchaîne-t-il.

Deuxième retour de Parquet des talibés
En attendant, les personnes impliquées dans cette affaire vont devoir garder leur mal en patience jusqu’à aujourd’hui. Le Parquet, lui, est toujours en train de chercher un cabinet d’instruction pour lui confier le dossier des 43 individus arrêtés lors du démantèlement des centres de redressement de Serigne Modou Kara. Ils ont fait hier l’objet d’un deuxième retour de Parquet.
Il faut rappeler que ces talibés, considérés comme des «geôliers», ont été arrêtés aux Mamelles, à Guédiawaye, Malika et à la Zone B où vivaient dans des conditions «inhumaines» plus 300 personnes dont des mineurs et une fille âgée de 17 ans, lors d’une banale opération de perquisition de la Section de recherches sur un vol de scooters. Elle est tombée des nues en découvrant ces camps.

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