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Des pluies diluviennes se sont abattues ces derniers jours sur l’ensemble du territoire national, confirmant les prévisions faites par les météorologues en juin dernier. La quantité exceptionnelle des précipitations apporte son lot d’inondations notamment dans des quartiers de plusieurs villes du pays. Il est nécessaire, dans de telles circonstances, d’apporter solidarité et réconfort aux populations qui ont subi des désagréments et déploré des dégâts importants. Ainsi, dans le sillage du président de la République, qui compatit à la douleur des sinistrés, nous devons tous faire preuve de solidarité avec nos concitoyens en difficultés dans ces moments pénibles, mais en reconnaissant que de réelles avancées sont notées dans la prise en charge des inondations.
Il est vrai que les désagréments sont de taille, mais cela ne devrait pas nous conduire à occulter les immenses efforts faits par les pouvoirs publics dans la lutte contre les inondations et la prise en charge de l’assainissement des eaux usées et pluviales. En effet, à titre de comparaison, de 1996 à 2012 (soit en 16 ans), 145 milliards de F Cfa ont été investis dans l’assainissement, tandis que de 2012 à 2019 (c’est-à-dire en 7 ans à peine), 208 milliards de F Cfa, soit 30 milliards de F Cfa en moyenne par an, ont été injectés dans ce secteur. Dans le souci de soulager les populations, grâce à la vision du Président Macky Sall, de nombreux ouvrages sont mis en service ou en cours de réalisation, notamment dans le cadre de l’ambitieux Plan décennal de lutte contre les inondations. Entre autres réalisations de ce programme, nous pouvons citer : les canalisations à Sam Sam, la réhabilitation et création d’ouvrages de drainage des eaux pluviales dans la région administrative de Dakar, notamment à Dalifort, Wakhinane-Nimzatt, Medina Gounass Niety Mbaar, Pikine, Yeumbeul, Keur Massar, Diamaguene, Parcelles Assainies et dans les régions.
Il faut ajouter à cela le Programme d’assainissement dit «des 10 villes» (Kaolack, Tivaouane, Louga, Touba, Saint-Louis, Matam, Tamba ­counda, Pikine, Rufisque et Dakar), matérialisé par la construction de 260 000 mètres de linéaire de réseaux d’égout pour ces 10 agglomérations, ainsi que 16 000 branchements à l’égout, 30 stations de pompage et 7 stations d’épuration.
Comme décisions majeures dans ce secteur, il faut également noter le renouvellement du réseau d’assainissement dans les quartiers anciens du centre-ville de Dakar, la suspension des autorisations de construire sur l’emprise du collecteur de Hann-Fann, l’assainissement de la Corniche Ouest (avec une nouvelle station d’épuration), la modernisation station d’épuration de Cambérène, l’assainissement de cité Soleil et environs, le programme de dépollution de la baie de Hann.
Ces réalisations, très importantes, montrent à souhait que l’assainissement des eaux usées et pluviales tient le Chef de l’Etat à cœur. Les ouvrages ont eu comme principal effet l’atténuation sensible des risques d’inondation. On note donc une élévation sensible du taux d’accès aux services d’assainissement et d’évacuation. Mais quand le Ciel ouvre exceptionnellement ses vannes, même avec les infrastructures les plus solides, les risques d’inondation ne sont pas à écarter ; et ce n’est pas valable seulement pour le Sénégal. Des pays plus développés que le nôtre ne sont pas à l’abri des phénomènes naturels exceptionnels.
Aussi est-il important de comprendre que les pluies exceptionnelles de cette année, que l’on n’observe souvent que dans des cycles de trente ans, doivent nous conduire à faire preuve de résilience et à faire œuvre de solidarité pour que les souffrances n’atteignent pas des proportions plus alarmantes. Le signal est donné par le Président Macky Sall qui a donné des instructions, ce samedi, au ministre de l’Intérieur de déclencher du plan Orsec. C’est une décision rapide du chef de l’Etat qui nous appelle tous à apporter notre concours aux préposés à la sécurisation des populations sinistrées.
L’urgence nous invite à faire bloc, sans démagogie aucune, pour aider les populations qui pataugent dans les eaux. C’est un sursaut national qu’il nous faut faire ; un sursaut de tous sans exception, car il est nécessaire de toujours prendre garde pour que notre Nation n’éprouve aucun dommage. Le Sénégal nous est tellement cher que si un seul pan du territoire tousse, tous les autres compatriotes doivent éternuer. L’esprit de critique doit être banni. La volonté de toujours imputer la responsabilité à l’Etat doit être dépassée. Le civisme doit être de rigueur, en ce qui concerne surtout l’entretien des canaux d’évacuation, qui sont souvent malheureusement obstrués par des immondices qui y sont déversés.
Le Sénégal a toujours su se transcender pour relever la tête. Oui, chers compatriotes, nous pouvons et nous allons lutter victorieusement contre les inondations.

Mamadou Moustapha FALL – Conseiller technique
au Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’Extérieur (Faise), Coordonnateur des Forces républicaines d’information (Fri).

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