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Le torchon brûle entre l’honorable député Mously Diakhité et les jeunes de Yarakh, regroupés au sein de la Convergence nationale pour la paix et le développement (A3J), dont elle est la présidente. Ils ont décidé de se débarrasser d’elle, lui reprochant d’avoir trahi la cause qui a motivé la création de la structure et de semer la zizanie en son sein. Ils estiment que l’honorable député ne peut plus gérer la structure. Ils l’ont fait savoir samedi dernier à Yarakh au cours d’une rencontre préparatoire de l’Assemblée générale qu’ils comptent organiser les semaines à venir pour lancer la Convergence nationale pour la paix et le développement (A3J)/Authentique.
Assane Ndiaye, président des jeunes, affirme : «Nous ne nous retrouvons plus dans la démarche de Mously Diakhaté.» Il a affirmé : «On s’est sacrifié pour lui permettre d’être là où elle est.» Ce, poursuit le sieur Ndiaye, «même lorsqu’elle avait des bisbilles dans le Jëf-jel avec Talla Sylla, on a mouillé le maillot pour elle». Cependant, s’offusque le sieur Ndiaye, «elle a carrément dévié de l’objectif pour lequel on a mis en place la structure pour s’occuper des problèmes cruciaux de développement de notre localité et du Sénégal. Non seulement elle ne maîtrise plus la structure, mais elle pense plus à elle qu’à l’intérêt général».
Tout comme lui, Mara Niang, membre fondateur de la structure, n’ira pas par le dos de la cuillère pour asséner avec force : «Mously n’a pas été élue à ce poste. On l’a mise par confiance et par consensus.» Par ailleurs, les jeunes de Yarakh sont très remontés contre les autorités municipales auxquelles ils reprochent de manquer de vision et de volonté pour développer leur localité et permettre aux jeunes d’espérer. De même que sur le nouveau gouvernement Dionne 2, ils ne voient pas de changement. Et surtout le changement au ministère de l’Intérieur avec la nomination de Aly Ngouille Ndiaye en remplacement de Abdoulaye Daouda Diallo ne «rassure guère» ces représentants des jeunes de Yarakh. Même si le pouvoir en place a expliqué que la priorité du gouvernement pour 2018 est de se consacrer aux jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap, les jeunes de Yarakh sont convaincus que c’est du leurre. Dans les faits, fera remarquer Mara Niang, les «les jeunes, femmes et personnes vivant avec un handicap sont sous-représentés à tous les niveaux des instances de prise de décisions». Ce qui le pousse à se demander «comment prendre en charge les préoccupations de ces couches vulnérables sans leur représentativité au sein du gouvernement».
msdiallo@lequotidien.sn

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