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C’est un métier sacerdotal et périlleux. Hier, l’Armée a décidé d’honorer ses hommes qui ont fait preuve de courage et de dévouement au cours des opérations militaires durant lesquelles ils ont été blessés ou ont subi de graves accidents. Elle a loué leur engagement lors de la Journée des forces armées durant laquelle ils ont reçu une distinction «qui est une marque de reconnaissance à l’endroit de tout militaire blessé et sans condition d’ancienneté». Cet insigne honneur a été décerné à l’adjudant-major Adama Badji, blessé le 25 octobre 1995 lors de l’opération Foudre à Santhiaba Manjack. Il était à la tête de sa section au sein de la deuxième compagnie des parachutistes. Pendant l’abordage de la position ennemi, il a été grièvement blessé à l’avant-bras droit et au thorax par des éclats de roquette. En outre, l’adjudant Boubacar Ba a été décoré par le chef de l’Etat pour les efforts consentis au risque de sa vie. En fait, en février 2011, dans le cadre de l’opération Diokadou, dans le nord Sindian, l’adjudant Ba a été blessé par balle à la mâchoire et à la puce gauche lors d’un violent accrochage avec l’ennemi au niveau d’un carrefour clé menant vers la localité de Bassène.
Dans le même sillage, le sergent Jean Nicola Boucal a aussi reçu les honneurs de l’Etat. Selon les informations fournies à son sujet, ses blessures lui ont été occasionnées suite à son engagement en Guinée Bissau en 1998, lors de l’opération Gabou. Il a été grièvement blessé au bras lors d’un accrochage avec les mutins pour la conquête du camp de Bra.
L’engagement et la détermination du soldat de première classe El Hadji Diouf ont été salués à juste titre. Engagé en qualité de tireur fusil-mitrailleur, il fait preuve d’une grande ténacité lors des accrochages avec l’ennemi pour la conquête de Kissane dans le cadre de l’opération Diokadou. Mais il ne s’en est pas sorti indemne : Il a été blessé par balle à la main. C’est aussi le cas du soldat de première classe Alioune Badara Sané. Le 21 mars 2009, ce jeune soldat s’était engagé dans le cadre de l’opération Yatal au cours de laquelle il a été blessé à la jambe gauche par les éclats de roquette des éléments embusqués à la lisière nord du Foula­counda.
Ce sont ces histoires qui sont une marque de reconnaissance pouvant se transformer en source de motivation pour les autres qui construisent les légendes de l’Ar­mée, toujours aux avant-postes pour assurer l’intégrité territoriale.

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