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En principe, au niveau pays, une Ong est une Organisation non gouvernementale à vocation sociale, éducative ou autre qui, selon ses moyens et ses capacités, intervient dans un domaine ciblé, dans deux domaines identifiés ou bien dans quelques domaines repérés, pour accompagner financièrement et/ou logistiquement un Etat ou une République dans la mise en œuvre de sa politique de développement local ou national. Puis, il peut exister dans un pays donné des Ong nationales, c’est-à-dire d’origine locale, des Ong internationales, c’est-à-dire d’origine étrangère, mais qui ont des bureaux dans la capitale ou dans les régions (du pays d’accueil).
Ainsi au Sénégal, les Ong qui interviennent dans le domaine de l’éducation inclusive des enfants handicapés, dans le domaine de l’inclusion sociale ou politique des personnes handicapées sont appelées des Ong d’inclusion du handicap. Par ailleurs, l’inclusion du handicap qui, méthodologiquement, prend en compte et en charge tout enfant handicapé à l’école ordinaire (éducation inclusive), toute personne handicapée en société (inclusion sociale ou politique) ou au travail (inclusion professionnelle) concerne plus précisément le handicap visuel, le handicap intellectuel, le handicap auditif, le handicap moteur et le handicap verbo-auditif.
Alors seulement, la seule curieuse question intéressante et importante est de bien vouloir savoir réellement au Sénégal, une Ong d’inclusion du handicap, vu des pratiques contradictoires qu’elle opère et vu des actes paradoxaux qu’elle pose, si elle croit honnêtement ou sincèrement en l’éducation inclusive et en l’inclusion sociale ou politique des personnes handicapées surtout visuelles.
Ensuite, au Sénégal, d’énormes ressources financières et logistiques investies par les Ong dans le domaine de l’inclusion du handicap profitent surtout beaucoup plus aux personnes qui ne sont pas handicapées, alors que pendant ce temps, les agent publics handicapés experts ou spécialistes qui sont par excellence à la fois les principaux acteurs et les cibles prioritaires de l’inclusion du handicap au Sénégal n’arrivent pas à bénéficier de ces ressources dans la mesure où leurs réelles et symboliques compétences socioprofessionnelles, très obligatoirement indispensables à la réalisation de l’inclusion, ne sont ni employées par une Ong pour pouvoir mener à bien les recherches, les consultances, les études et les productions en éducation inclusive ainsi qu’en inclusion sociale ou politique des personnes handicapées, ne sont ni utilisées par une Ong pour pouvoir animer avec pertinence et efficacité les séances de formations ou de renforcement de capacités en éducation inclusive ainsi qu’en inclusion sociale ou politique des personnes handicapées. Par conséquent, toute Ong qui réellement croit honnêtement en la valorisation socioprofessionnelle du handicap visuel, ou toute Ong qui véritablement croit sincèrement en la responsabilisation et en la promotion de la personne handicapée quel que soit son type de handicap, ou bien toute Ong d’inclusion du handicap qui veut se donner une crédibilité dans ses interventions ou qui veut se faire une belle image par rapport à l’opinion populaire et à la conscience collective, ne doit surtout pas oublier ou omettre d’associer aussi bien en amont qu’en aval les agents publics handicapés, experts ou spécialistes, dans les activités nationales et internationales qu’elle finance ou qu’elle organise en collaboration avec un ministère où travaille au moins un agent handicapé, parce qu’en vérité, ces agents sont les modèles d’inclusion à urgemment bien promouvoir ou les belles références professionnelles à impérativement bien valoriser pour que l’inclusion du handicap au Sénégal puisse être convaincante et puisse devenir une réalité.
En outre ici au Sénégal, toute Ong, tout projet ou tout programme, qui vit ou qui survit grâce à ses interventions rares, fréquentes ou permanentes en inclusion du handicap, doit nécessairement et obligatoirement, pour des raisons de notoriété, de crédibilité, de cohérence et de logique, éviter surtout de verser dans le paradoxe et la contradiction. D’ailleurs en inclusion du handicap, un paradoxe ou une contradiction, c’est tout simplement le fait qu’une Ong qui est en partenariat avec un ministère de la République n’utilise pas un agent public handicapé, expert ou spécialiste, pour animer des renforcements de capacités et des consultances ainsi que pour mener des travaux d’étude et de production, qu’elle organise ou qu’elle finance au plan national et international ayant un lien direct ou indirect avec l’inclusion. C’est pourquoi maintenant au Sénégal, à partir de là, des Ong d’inclusion du handicap qui sont en partenariat soit avec le ministère de l’Education nationale, soit avec le ministère de la Santé et de l’action sociale, dont la plupart d’origine étrangère, doivent désormais impérativement et systématiquement de manière définitive cesser immédiatement de cultiver le paradoxe et arrêter urgemment de perpétuer la contradiction.
En plus dans toute administration publique, seuls les handicapés experts ou spécialistes restent naturellement et logiquement les mieux placés que quiconque pour pouvoir manager à bien au nom de l’Etat et au service de la République l’inclusion au profit de toute personne handicapée. En conséquence au Sénégal, les agents publics handicapés ont seulement besoin de l’assistance institutionnelle et organisationnelle de l’Etat, de l’accompagnement financier et logistique de l’Ong, du soutien politique et administratif de la République. Cependant, en aucun cas ils ne demandent ni à une quelconque organisation ni à une personne que ce soit d’agir ou d’essayer de travailler à leurs places.
Madiagne FALL – Handicapé visuel
Expert en Administration  Spécialiste en Inclusion
Agent au ministère de l’Education nationale 

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