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La zone cotonnière de Vélingara a l’habitude de délester l’usine d’égrenage de coton de la localité d’une partie de sa production pour alimenter les usines sœurs de Tambacounda et de Kédougou. Une manière de faire qui écourte le temps de travail des saisonniers qui sont engagés pendant la campagne d’égrenage. Pour cette année, ces travailleurs ont pris les devants pour alerter les autorités de la Société de développement et des fibres textiles (Sodefitex). Pour mieux se faire entendre, ils ont engagé comme avocat le député Mamadou Oury Baïlo Diallo. Une cinquantaine de travailleurs l’ont rencontré dimanche passé : «La production de coton a baissé. Malgré tout, la Sodefitex trouve des raisons pour évacuer le coton produit à Vélingara vers l’usine d’égrenage de Tambacounda. Ce qui fait que nous travaillons 2 mois sur 12. Alors qu’il était possible de travailler 4 à 5 mois. Nous voulons que l’on mette fin à cette pratique. Cela est d’autant plus normal que la Sodefitex a mis une rizerie à Kédougou et une maïserie à Tambacounda. Des productions que nous ne voyons pas chez nous.» Lamine Diallo, porte-parole des ouvriers, a ajouté : «Vélingara n’a que cette entreprise pour donner du travail aux jeunes.»
Dans sa réponse, le député-maire de Vélingara a assuré qu’il va prochainement rencontrer la direction générale de la société cotonnière et pourrait même introduire une question orale à l’Assemblée nationale à l’endroit du ministre de l’Agriculture. Toutefois, Oury Baïlo Diallo a donné ce conseil : «Il faut préserver votre outil de travail qu’est l’usine Sodefitex en produisant beaucoup de coton. Sans coton, pas d’usine. Pour rallonger votre temps de travail, il faut cultiver et faire cultiver le coton. C’est votre voie de salut.»
akamara@lequotidien.sn

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