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L’Association nationale des assistantes et secrétaires du Sénégal (Anass) déplore l’entrée par effraction de certaines personnes sans formation dans leur métier. La présidente de l’Anass, Fatou Diop Sock, célébrant la Semaine internationale de la secrétaire, invite les managers à plus de rigueur dans le recrutement de ce personnel.

Ce n’est pas seulement le journalisme qui est infiltré dans ce pays par des gens sans formation et ni organe. Les métiers du secrétariat sont aussi victimes de ce mal. Une préoccupation que l’Association nationale des assistantes et secrétaires du Sénégal (Anass) a soulevé hier, lors de la célébration de la Semaine internationale de la secrétaire. Fatou Diop Sock invite les managers à être conscients de ce mal qui gangrène la profession. «A cause de ces personnes sans formation ni professionnalisme, les gens ne nous prêtent aucune considération. Or, ce métier est noble et exaltant», souligne la présidente de l’Anass.
L’Association a d’ailleurs choisi cette année le thème suivant : «Le sens de la responsabilité des assistants en milieu professionnel : Etre à la hauteur de sa fonction». Une manière pour elles d’apporter des précisions sur ce métier. Un formateur va durant la journée expliquer aux secrétaires et assistantes la tâche qui leur est dévolue dans une entreprise. Pour la présidente Fatou Diop Sock, le secrétaire peut même aller au-delà du B.a. du secrétariat, c’est-à-dire le courrier, le mailing, les appels téléphoniques, l’accueil et participer au développement en s’impliquant dans le fonctionnement de l’entreprise. Pour Seynabou Seck Cissé, représentant Abdou Karim Sall, directeur général de l’Artp et parrain de la cérémonie, les secrétaires sont la «cheville ouvrière» et la «mémoire vivante» de l’entreprise. Selon elle, derrière chaque grand homme, a-t-on coutume de dire, il y a une grande dame mais, estime-t-elle «derrière chaque grand manager, il y a une grande secrétaire». Pour cette raison, le métier du secrétariat mérite une «revalorisation», une «formation constante» pour être à l’aune du numérique et des technologies.

Université des sciences secrétariales
A ce propos, les secrétaires africaines se sont rendu compte, au cours des différents ateliers tenus avec la Fédération africaine des secrétaires et attachés de direction dont le siège se trouve au Cameroun, que la formation du secrétaire est limitée juste au Bts. Maintenant, de l’avis de la présidente de l’Anass, la secrétaire souhaiterait aller au-delà de cette formation académique, à l’image des autres professions. Les secrétaires d’Afrique ont ainsi préparé un dossier qu’elles vont soumettre au Cames pour la mise en place d’une université des sciences secrétariales. «Celle-ci permettra à celles qui le désirent de pouvoir accéder à un niveau supérieur pour un meilleur développement de l’entreprise», conclut Mme Sock.
ndieng@lequotidien.sn

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