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Depuis un temps, un groupuscule d’individus, des opposants à visage découvert ou encagoulé, d’autres se réclamant de la société civile, syndicalistes intéressés, des artistes, troubadours paumés et en faillite n’ont eu de cesse de troubler la quiétude des honnêtes citoyens par leurs sempiternelles vociférations, sous fond d’accusations mensongères, de calomnies de «détournement de 10 mil­liards de dollars (6 mille mil­liards de francs Cfa)» au préjudice des Séné­galais, dans le cadre du contrat de recherche et de partage de production de pétrole et de gaz entre l’Etat et la société Petro Tim. Ces gens qui vouent une haine pathologique à l’endroit du Président MackySall, engloutis dans les flots du parrainage et de l’élection présidentielle du 24 février, tentent désespérément par un effort de survie politique de s’accrocher à leur rafiot hanté, battant pavillon Aar li ñu bokk (Préserver notre bien commun).
En vérité, ces irresponsables qui crient au «plus grand scandale» (il l’est en fait en termes de mensonge et de félonie), amplifié par le reportage de la correspondante d’une presse occidentale, visent uniquement à atteindre le Président Macky Sall à travers son frère. Ne riez surtout pas ! Le «chef de la nouvelle junte» des recalés à l’élection présidentielle, l’exécuteur d’anciens Chefs d’Etat du Sénégal, émir potentiel de la future branche sahélienne de Daesh et de Boko Haram par son radicalisme, son intolérance extrême, lui a lancé un ultimatum et une fatwa de quitter dare-dare le Palais avec sa famille, s’ils veulent bénéficier de sa mansuétude et de son indulgence. En vérité, le but recherché par ces funestes personnes est de prendre prétexte des manifestations, marches autorisées ou non sur toute l’étendue du territoire national pour créer le désordre et pousser les populations à un soulèvement populaire. Le vœu cher de ces gens sans foi, qui crachent même sur le serment fait sur le Coran, est comme ils le rappellent souvent les vendredis : A quand «l’harmattan sahélien» au Sénégal, après le printemps arabe ? En attendant, leur plus grand souhait avoué publiquement par l’émir est l’élimination de nos vaillants Lions au Caire. Monsieur le préfet, le droit de marche, d’errer ou de flâner de ces badauds ne devrait en aucune manière prévaloir sur les droits des honnêtes et des fidèles citoyens de vaquer à leurs saines occupations professionnelles et religieuses, en ces périodes de menaces de toutes sortes. On ne doit pas autoriser une marche pour protester contre des faits mensongers, objet d’une procédure judiciaire. Dans tous les cas, ces hors-la-loi ne tarderont pas à apprendre à leurs dépens que de tels faits et actes sont sévèrement punis par la loi (art 258 et suivants du Code pénal : «Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation et est punie de peine d’emprisonnement. Il en est ainsi lorsqu’elle a été faite, même de manière dubitative, par l’un des moyens de diffusion publique : radio, télévision, presse.» L’on a constaté que les personnes étrangères interrogées lors de ce reportage de la correspondante de Bbc ont été dubitatives, moins affirmatives dans leurs propos, se bornant à faire des insinuations au conditionnel. Ce qui n’a pas été le cas par contre pour nos compatriotes interviewés ainsi que d’autres plus téméraires, catégoriques, qui se sont goulûment épanchés dans les médias pour porter de graves accusations et rendre des sentences sans appel. L’un comme dans l’autre, ils assumeront pleinement leurs actes devant la Justice. Dans ce «dossier du gaz», c’est ce même groupe d’individus élargi à d’autres qui ne reconnaissent toujours pas le Président Macky Sall, bien élu au premier tour de la Présidentielle, qui lui dénient l’un de ses pouvoirs discrétionnaires d’appréciation et de décision le plus élémentaire : prendre un décret, lui qui dispose du pouvoir de signer des traités internationaux, de faire la déclaration de guerre, de porter atteinte par expropriation sous certaines conditions au droit de propriété garanti par la Constitution, du pouvoir même de gracier un citoyen condamné à mort (jusqu’à l’abolition de la loi le 28 décembre 2004). Ils somment le Chef de l’Etat de renégocier sans délai ces contrats. Quel culot ! A ce que l’on sache, le président de la République du Sénégal ne dirige pas le Sénégal avec une junte. Ses décisions et ses actions ne sont pas soumises au visa d’un Conseil d’administration. Bon Dieu, en quoi prendre un décret d’approbation d’un contrat d’exploration et d’exploitation de pétrole et de gaz par monsieur le Président, le seul habilité constitutionnellement, peut-il constituer une faute ? S’agissant des conditions de capacités techniques et financières requises par le Code pétrolier de 1998 pour l’octroi d’un titre minier d’hydrocarbures, après les éclairages d’éminents experts qui ont voix au chapitre à travers les médias, on croyait que ce débat très complexe était clos. Mais c’était sans compter avec leur mauvaise foi. Entre le Président et ses collaborateurs dont le prestigieux corps des Inspec­teurs généraux d’Etat (l’Ige) très compétents, qui est le mieux disposé, au-delà des arguments développés d’apprécier les capacités techniques et financières requises pour être titulaire d’un titre minier, conformément aux dispositions de l’article 8 du Code pétrolier de 1998 ? Feint-on alors d’oublier le parcours de l’homme qui, très tôt, a bien appris et maîtrisé le sol, le sous-sol dans ses moindres recoins, leur contenu et richesses ? Pour rappel, le Président Macky Sall, ingénieur de formation et de métier, a commencé comme cadre à Petrosen, où il a occupé de hautes responsabilités. Conseiller spécial aux mines du Président Wade sous la première alternance de 2000, directeur général de la société Petrosen, ministre des Mines, de l’hydraulique et de l’énergie, le Président Macky Sall, qui maîtrise bien le Code pétrolier, abonné aux revues mondiales traitant de toutes les questions sur le pétrole et le gaz, est à un niveau d’information très élevé, qui va même au-delà des questions de capacités techniques et financières au nom des intérêts supérieurs de la Nation. Les questions touchant le pétrole, le gaz, en tant que ressources naturelles stratégiques, devraient, à titre de protection, être enveloppées du sceau de la confidentialité «top secret» comme les marchés publics de commande d’équipements militaires de défense et de sécurité. Il n’est un secret pour personne aujourd’hui que les actions entreprises par ces mouvements terroristes «jihadistes» partout (Libye, Syrie, Nigeria et ailleurs) ont des motivations de contrôle de ressources naturelles et sont appuyés et suffisamment armés par des lobbies très puissants. Les plus virulents dans ce groupuscule affichent des velléités identitaires, régionalistes. Il suffit de lire à travers les réseaux leurs propos violents, incendiaires de leurs partisans du genre : Sénégalais dégage ! Nous ne vous laisserons pas voler notre pétrole et notre zircon ! A voir l’excitation de certains, il y a bien lieu de nourrir des inquiétudes. Nous invitons par conséquent l’Etat à redoubler davantage de vigilance pour voir s’il n’y a pas des liens entre ces gens et ces bandes armées dont le chef a refait surface, les troupes de l’ancien dictateur gambien déchu dont le territoire servait de base arrière. Et même voir si le reportage fallacieux de la journaliste de Bbc qui aurait, selon les rumeurs, poursuivi son tournage jusqu’en Casamance et fait langue avec les rebelles. On feint aujourd’hui d’oublier que c’est l’ancien Président Wade, en fonction, très vigilant, qui avait même apposé sa propre signature pour approbation (une première) sur l’acte de contrat du 17 janvier 2012 et pris un décret d’application qu’il avait lui-même signé, alors que celles du ministre de tutelle et du directeur général de Petrosen suffisaient. Ces illuminés pensent-ils qu’au prestigieux Institut du pétrole de Paris d’où est sorti cet homme, après l’Université de Dakar, respecté par ses condisciples, ses collègues ingénieurs et ses pairs Chefs d’Etat, on y enseigne la Science fiction du pétrole et du gaz ? Le comble : ces pyromanes nous surinent à longueur de journée de «démons ou malédictions du pétrole». Ce sont eux les démons et maudits qui veulent à tout prix faire du pétrole leur propre business. Les Sénégalais ne seront jamais ni des «pétrolivores», encore moins des «gazivores». Pour cause, les Sénégalais dignes de ce nom ont une culture et une éducation de foi, de pudeur, loin de la jalousie, de la convoitise. Le Sénégal s’est fait sous les magistères des Présidents Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall sans le pétrole et le gaz. Ces illustres compatriotes n’ont jamais eu le complexe devant leurs pairs africains, Présidents de pays privilégiés par la nature. Ces pays ignorent la sècheresse, disposent de forêts, de sols arrosés en permanence par les pluies, propices à des récoltes abondantes et des sous-sols riches en ressources naturelles : or, diamant, manganèse, gaz, pétrole. La raison est que notre pays bien-aimé, le Sénégal, recèle une autre richesse, la seule qui vaille : la qualité de ses hommes et de ses dirigeants. En un mot : son capital humain, si cher au Président Macky Sall, pour constituer l’axe central de son Plan Sénégal émergent. Le choix du Sénégal pour abriter l’école William Ponty et l’Université de Dakar à l’époque en constitue une preuve parfaite.
Aujourd’hui, le nouveau re­frain de ces cigales est d’inviter les Sénégalais à réclamer chacun 400 mille F, représentant leur quote-part sur les 6 mille milliards de recettes, impôts, taxes, royalties du pétrole et du gaz sur quarante ans dont ils vont être privés. Les fonctionnaires, les paysans, les pêcheurs, les étudiants les journalistes, les modestes et honnêtes citoyens ne les demanderont point. La raison est que ces 400 mille F et même plus sont depuis 2012 dans la poche des salariés avec la baisse des impôts, la maîtrise des prix des denrées de première nécessité, celle des agriculteurs avec la subvention des engrais, semences, matériels agricoles, des pêcheurs avec les gilets de sauvetage, les moteurs hors-bord de pirogue, des étudiants avec l’octroi de bourses d’études qui passent de 20 à 60 milliards, des ménages avec les bourses sociales, dans le financement par l’Anpej, la Der des projets des jeunes et des femmes, la Couverture médicale universelle, le Puma, le Pudc, l’aide annuelle accordée à la presse. Et que dire des nombreux appels du président de la République au dialogue national, à la concertation nationale, avec tous les acteurs nationaux, pas plus que la dernière fois à Diamniadio sur les ressources naturelles, protégées par la Constitution, suite au Référendum de 2016, l’adhésion du Sénégal à l’Itie, l’installation du Cos-Petrogaz et l’adoption en 2019 d’un nouveau Code pétrolier ? Et quoi d’autre ?
«Un pays ne peut être grand si la fonction présidentielle n’y est pas respectée», disait un grand homme. Nous n’osons douter un seul instant que l’autorité fera bien sienne cette exigence. Pour que cesse pour de bon la pagaille au Sénégal !

Maître Djibril WAR
Directeur de l’Ecole du Parti Apr

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