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Fierté des transporteurs urbains du Sénégal et fondée en 2001, l’Association de financement des professionnels du transport urbain (Aftu) a pour but de contribuer au renouvellement du parc d’autocars, d’autobus, de favoriser la professionnalisation de l’activité dans les domaines de l’exploitation et d’améliorer la qualité du service offert à la clientèle. Créée à l’initiative de l’Etat du Sénégal avec l’appui de la Banque mondiale, dans le cadre de programme pilote pour le renouvellement du parc de minibus de transport urbain de la région de Dakar, l’Aftu est une association qui regroupe des Gie de transporteurs, le ministère de l’Economie et des finances, le ministère des Transports et le Cetud.
Dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, l’Aftu a pris des mesures d’hygiène parmi lesquelles on peut citer : la mise en place d’un budget de 10 millions pour acheter des gels hydro-alcooliques et d’autres ac ces soires à distribuer dans les bus ; la sensibilisation du personnel sur les mesures de prévention dont le lavage et la désinfection des bus après chaque voyage.
En plus de cela, le gouvernement, par la voix du ministre des Transports terrestres, des infrastructures et du désenclavement, a édicté des mesures qui renforcent la sécurité sanitaire des usagers. L’embarquement des passagers dans les bus, minibus et autocars doit se faire dans le respect des places assises dont la disposition respecte la distanciation sociale. Le nombre de passagers à bord des véhicules à usage public ou privé sera limité à la moitié du nombre de places prévues par la carte grise. En plus, tous les passagers d’un véhicule de transport doivent dorénavant porter des masques et des gants durant tout le trajet, de même que le conducteur et le receveur.
Autant de mesures saluées par tous les usagers qui étaient terrifiés à l’idée de s’entasser dans un bus n’offrant pas des mesures d’hygiène appropriées dans le contexte inquiétant de Covid-19.
Cependant, malgré le respect des mesures sanitaires édictées, il faut regretter le manque de patriotisme et l’inconscience d’une bonne partie du personnel à bord des bus Tata, qui soumet les usagers à un fractionnement inexplicable de leur parcours. Cela, nonobstant les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement et visant à accorder une enveloppe de 77 mil liards aux secteurs du tourisme et du transport dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale.
A titre d’exemple, sur la la ligne 83 qui dessert l’axe Rufisque-Zone de Captage, en passant par KeurMassar, Mali ka et Cambérène, les conducteurs et receveurs ont imposé le fractionnement du trajet en plus de trois étapes. A chaque étape, ont fai descendre les passagers pour simuler un retour en zone de départ, avant de bifurquer et atteindre l’arrêt suivant en vue de prendre d’autres clients.
Ainsi, le client qui veut rallier la Zone de Captage est obligé de faire son trajet en trois à quatre étapes en dépensant plus que pour un trajet normal. De plus, cela rallonge son temps de voyage et le pousse à accuser du retard dans ses activités.
Les usagers sont laissés à la merci de ce personnel sans foi et sans loi qui se plaît à insulter et menacer les clients qui tentent de résister à leurs manœuvres sordides.
Les exploitants des bus Tata doivent-ils se permettre de faire souffrir les usagers lorsqu’il devient très difficile d’en trouver ? Le ministre des Transports terrestres, des infrastructures et du désenclavement n’a pas le droit de laisser les usagers à la merci de ces transporteurs dont le patriotisme laisse à désirer. A défaut de les amener à respecter leur parcours, il faut refuser de leur accorder un soutien financier.
Et dire qu’on peut lire le slogan suivant sur le site internet de l’Aftu «Ensemble nous vaincrons le corona virus». Quelle hypocrisie !

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