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L’avocat et l’agent judiciaire de l’Etat n’ont pas été loquaces. Pour l’agent judiciaire, l’Etat n’a pas à s’expliquer sur les motifs de l’arrêté du 7 décembre 2016 qui dissout l’Association Baskent egitim. «Il a constaté une situation et est en train de tirer les conséquences. L’ordre public est fondamentalement menacé dans cette histoire et l’Etat doit prendre ses responsabilités», a-t-il relevé devant la barre. Quant à l’avocat de l’Etat, il soutient que la dissolution de cette association est une manifestation de la souveraineté de l’Etat. Revenant sur la cession des actions de l’Association Baskent egitim, l’agent judiciaire de l’Etat estime qu’il est sans débat dans ce dossier. «L’Association est dissoute. Elle n’existe plus, les élèves, on en fait quoi ?», s’interroge-t-il. Pour lui, l’Etat a la responsabilité de garantir à ces élèves une éducation de qualité. Expliquant la saisine du juge des référés, il dira que «nous sommes dans une situation d’urgence, car dans moins de deux semaines, ce sera la rentrée des classes et il faut désigner un administrateur provisoire pour assurer la continuité des enseignements». Il indique que Maarif va juste gérer les affaires administratives. Prenant la parole, l’avocat indique que l’Etat n’a violé aucun droit. Pour lui, il a estimé qu’il y a «urgence à pourvoir un administrateur des écoles. Il a désigné Maarif qui est un levier de la coopération entre le Sénégal et la Turquie comme l’a été Baskent egitim». L’avocat finit par relever des  actes qui, selon lui, sont «fabriqués» car ayant été signés un jour de dimanche et férié.
ndieng@lequotidien.sn

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