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Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun ( إنّا لله و إنّا إليه راجعون )

Sidy Lamine Niass, l’incompris qui a su toujours faire facilement comprendre aux autres
Le titre de son dernier livre paru dans les éditions Harmattan le 16 août 2016 et intitulé L’étranger parmi les siens ne pouvait être plus illustratif pour décrire l’homme dans toutes ses facettes, et dont les idées étaient constamment aux antipodes de la bienséance voulue par les différents régimes politiques que le Sénégal ait connus.
Dans ce livre où il témoignait de son sentiment «d’étranger parmi les siens» et valsait, par ailleurs, entre deux types de sociétés, à savoir celle dite orientale, arabo-islamique qu’il a décrite comme le rêve de son cœur et celle qui, bien qu’elle soit sa terre natale, lui semblait étrangère au point d’y retrouver une certaine solitude auprès des siens.
C’est de cette façon si atypique qu’il a vécu durant 68 ans 3 mois et 19 jours parmi nous, tout en veillant à polariser tous les regards autour de sa personne lorsque le devoir patriotique l’interpelle, en se départissant souvent de ses meilleures relations avec les tenants du régime. Fidèle à ses principes de «contre-pouvoir» et non de «contre le pouvoir» comme il aimait le préciser, il s’était dévoué corps et âme pour son pays.
Qu’on l’aimait ou pas, acceptait ses positions ou pas, l’homme avec l’appui de son groupe de presse Walfadjri était à l’aurore de tous les combats justes. La réhabilitation de la langue arabe en bandoulière, dès son retour vers les années 80 après son long périple en Egypte à l’Université Al-Azhar du Caire, d’où il s’était formé en droit et en jurisprudence islamique, fut son baptême du feu.
Certes rebelle dans l’âme, l’homme, de par sa sagesse qu’il considérait comme «le seul acquis humain qui fait l’homme», a néanmoins toujours participé activement au rayonnement de la diplomatie sénégalaise, en jouant sa partition d’intermédiaire à chaque fois que nécessaire et usant de tous ses moyens pour des retrouvailles autour de l’unité nationale. Le raffermissement des liens entre notre pays et certains pays du Golfe a été l’une de ses premières missions accomplies. Ce qui avait abouti à l’accueil du premier sommet de l’Organisation de la conférence islamique (Oci) au Sénégal, en 1991. Il fut aussi l’un des premiers facilitateurs du dialogue entre l’Iran et l’Occident dans ce fameux pacte nucléaire. Son intervention auprès de l’ancien Président Abdoulaye Wade pour éviter des troubles lors du Sommet de la Francophonie de novembre 2015, itou.
Qui ne se souvient pas de son appel à manifester contre le régime de Abdoulaye Wade du 19 mars 2011 à la Place de l’Indépendance, ou bien de son engagement à voter non au Référendum de mars 2016 sous Macky Sall ? Personne !
Pour tout cela, le Peuple sénégalais lui en sera éternellement reconnaissant.

#Jërëjëfëti_Niass_Goumba_Abdoulaye
Tous les membres et sympathisants d’En mouvement ! Défar Sénégal se joignent à moi pour adresser nos chaleureuses et sincères condoléances à toute la Umma islamique, notamment le Sénégal où il avait également les siens dans sa famille paternelle de Léona Niassène de Kaolack. Son groupe de presse Walfadjri et l’ensemble de la presse sénégalaise en deuil.
Qu’Allah Swt l’accueille dans son Paradis Firdawsi et veille sur sa progéniture ! Amen
Elhadji Daniel SO – Président d’En Mouvement !
Défar Sénégal Ensemble, Construisons le Sénégal !
Eldasso@yahoo.fr

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