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Même s’il n’est plus membre du Front de résistance nationale, le Pds réclame au ministre de l’Intérieur sa place dans l’audit du fichier électoral et les réformes électorales envisagées.

Le Pds ne participe pas au dialogue politique, mais garde un œil sur ce qui s’y trame. Dans la perspective de l’audit et des réformes de la loi électorale, les Libéraux ont saisi le ministre de l’Intérieur Antoine Diome hier pour réclamer leur place dans ce processus. Dans sa lettre adressée à M. Diome, le Pds «réclame une place pleine et entière dans le processus d’audit du fichier électoral et de réforme des lois électorales, en dehors de toute coalition de partis». Pour Cheikh Dieng, secrétaire général adjoint chargé des Elections au Pds, «l’ensemble des partis politiques présents à l’Assemblée nationale, et qui ont donc fait la preuve de leur représentativité électorale, devraient être représentés au moins par deux (2) membres au sein de la commission chargée du pilotage de l’audit».
Les frères de parti de Abdoulaye Wade considèrent que le fichier électoral «ne peut garantir la transparence que si les formations politiques sont associées à son élaboration, en particulier le parti d’opposition le plus représentatif du pays, en l’occurrence le Pds, seul parti fort d’un groupe parlementaire d’opposition au sein de l’Assemblée nationale». Il y a juste un an, le Pds quittait avec fracas le Front de résistance nationale qui «s’est compromis», selon l’ancien parti au pouvoir. Dans sa lettre au ministre de l’Intérieur, le Pds ne regrette pas cette décision. «Le Parti démocratique sénégalais, voyant que le Frn était instrumentalisé à des fins politiques pour justifier l’entrée au gouvernement d’une frange de l’opposition qui était membre de ce front, sous le couvert de ce dialogue, a quitté le Frn à l’époque. Aujourd’hui, l’histoire lui a donné largement raison sur les véritables motivations de cet appel au dialogue», souligne Cheikh Dieng, par ailleurs maire de Djidah Thiaroye Kao.
En définitive, le Pds estime que l’absence de réponses à ses revendications par le régime en place et sa «persistance dans l’unilatéralisme ont fini d’installer notre pays dans une impasse politique dont les conséquences, à terme, risquent d’être préjudiciables à tous».

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