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Madame la présidente, depuis que la Bbc a braqué ses radars autour de la question d’Afrique économie, je ne reconnais plus ma radio préférée parce qu’elle passe tout son temps à demander alors on dit quoi ou ko mbidon en peul. Pourtant c’est elle qui me réveille chaque jour tôt le matin dès que le coq chante par des appels sur l’actualité qui font des échos ici des échos ailleurs mais comme je n’en ai aucune idée, je vais vous le dire de vive voix. En fait chaque soir, je fais tout pour écouter le monde afin de comprendre la marche du monde mais je n’entends que chronique des médias et chronique des droits de l’Homme, pourtant vos rivaux font de pertinentes chroniques des matières premières. Vous croyez que c’est (ça) la vie ? Je suis vraiment désolé, et c’est pas du vent. Autant dire de Charlotte et sa lancinante parlotte.
Madame la présidente, nous voulons un vrai décryptage dans le débat du jour. Donc pour cela, il faut que les guignols de l’info sortent de l’atelier des médias. Nous sommes 7 milliards de voisins qui vous écoutent, pas seulement ici l’Europe mais dans le monde entier, bien que nous vous attendons au carrefour de l’Europe. Malgré tout, nous vous disons chaque jour ça va ça va le monde, et vous répondez instantanément bonjour l’Europe avec un accent du monde dans aujourd’hui l’économie. En sol majeur, Yasmine Chouaki s’escrime à nous faire miroiter l’Afrique en marche. Toutefois nous exigeons une critique sans complaisance des dirigeants africains dans la géopolitique, le débat. Sinon à quoi serviraient alors les dessous de l’infox ?
Cependant, madame la présidente, notre priorité (c’est la) santé à cause de la fuite de nos cerveaux et de la maladie de nos hôpitaux. Raison pour laquelle on entend à peine les musiques du monde. En plus, la bande passante fait tellement de bruit pendant Afrique matin, Afrique midi, Afrique soir, voire même à l’heure de orient hebdo, et cela durant toute une semaine d’actualité. Mais j’espère que tout ça vous m’en direz des nouvelles. Il va sans dire que le débat africain ne regrette pas la très brave Madeleine Moukama Bano bien que, à chaque fois que nous écoutons archives d’Afrique nous regrettons les grandes voix de l’Afrique sans oublier ma défunte émission préférée médias d’Afrique. Toutefois Afrique presse sous la houlette de «l’inénarrable, l’impondérable, l’inimitable Salifou Sanogo», que dis-je, Assane Diop vient à la rescousse d’une presse africaine indépendante qui croule sous le poids de la pression fiscale.
Madame la présidente, veuillez augmenter et le salaire et le temps des présentateurs de couleurs tropicales, le club Rfi, la chronique de Mamane et surtout de légendes urbaines d’autant plus qu’ils nous divertissent tant, et du coup nous facilitent la vie ici dans l’attente d’un afrofuturisme.
Elimane BARRY
fidèle auditeur de la radio du monde
eltonbarry87@gmail.com

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