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Dans le cadre de la mise en œuvre des mesures prises par la Bceao en vue de contrer les impacts négatifs de la pandémie du Covid-19, la Banque centrale a décidé d’accompagner les Etats membres dans l’émission de bons du Trésor, dénommés «Bons Covid-19».

Pour financer leurs plans de riposte contre le Covid-19 et ses conséquences socioéconomiques, les pays membres de l’Union économie et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont besoin de beaucoup de ressources. Conscientes de cela, les autorités de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) avaient pris une série de mesures en vue de contrer les impacts négatifs de la pandémie.
En ce sens, l’institut d’émission «a décidé d’accompagner les Etats membres dans l’émission de bons du Trésor, dénommés «Bons Covid-19»».Ces titres d’emprunts, d’une maturité de trois mois, expliquent les services du Gouverneur Thiémoko Meyliet Koné, dans un avis rendu public hier, «seront émis sur le marché financier régional et serviront à faire face aux dépenses immédiates liées à la lutte contre la pandémie du Covid-19. La Bceao, avec le concours de l’Agence Umoa-Titres, procédera à la structuration et à la programmation de ces émissions. Un guichet spécial de refinancement à trois mois est ouvert par la Bceao pour permettre aux banques de refinancer ces bons. En effet, sur ce guichet spécial, les banques pourront avoir de la liquidité auprès de la Banque centrale pour une maturité de trois mois, à un taux fixe de 2,50%». Mieux ajoutent-ils, «les bons Covid-19 pourraient être soumis au refinancement sur le guichet spécial dès le jour de l’émission et au plus tard un mois après leur acquisition pour la durée restante du titre. Par cette décision, la Banque centrale entend appuyer les Etats dans la mobilisation de ressources financières à faible coût pour résoudre des difficultés induites par la crise sanitaire liée au Covid-19».
Dans la première batterie de mesures qu’elle avait prises, la Bceao avait décidé, entre autres, «d’augmenter les ressources mises à la disposition des banques, afin de permettre à celles-ci de maintenir et d’accroître le financement de l’économie». Avant d’autoriser «les établissements de crédit à classer les créances saines ayant fait l’objet d’un report d’échéances du fait des effets de la pandémie, dans un compte spécifique à l’intérieur de la catégorie des créances saines, et non dans celle des créances en souffrance…».

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