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S’adressant en vidéo-conférence au Conseil de sécurité depuis une réunion de l’Union africaine à Brazzaville, le représentant du Secrétaire général de l’Onu en Libye, Ghassan Salamé, a été très pessimiste.
Ghassan Salamé n’a fait que confirmer les craintes des 15 membres : l’escalade des tensions sur le terrain est devenue extrêmement préoccupante, moins de deux semaines après qu’un accord semblait avoir été trouvé entre les forces en présence à Berlin.
Pas moins de 110 violations à la trêve négociée par la Turquie et la Russie ont été constatées depuis la conférence internationale. Et à nouveau, Ghassan Salamé a dû se plaindre de la livraison d’armes et de combattants aux deux camps, à celui du maréchal Haftar, ainsi qu’à celui du gouvernement d’union nationale d’el-Sarraj.
Il a aussi confirmé que la première réunion de la commission militaire conjointe, composée de cinq membres représentant Haftar et cinq membres représentant le Gna, ne s’était pas tenue à Genève mardi comme prévu, faute de participation des représentants du maréchal Haftar. Et a redemandé au Conseil de se dépêcher d’entériner les conclusions de Berlin dans une résolution.
A New York, l’ambassadeur allemand, siégeant au Conseil, a réappuyé cette demande en demandant à «ceux qui traînent des pieds autour de cette table» de se mettre d’accord et d’envoyer un message fort en Libye, tant à la population qu’à ceux qui violent les termes de la trêve. Il visait la France, la Grande-Bretagne et la Russie qui semblent ne pas savoir s’accorder sur les termes de la résolution.
rfi.fr

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