PARTAGER

Le Jaraaf de Dakar ne verra pas le prochain tour qualificatif de la Ligue africaine des champions. Battus 0-2 à l’aller, l’équipe de la Médina a raté sa «remontada» face au Wac qu’elle a dominé 3 à 1. Des incidents ayant été notés en fin de match suite à un arbitrage scandaleux.

Une victoire insuffisante pour espérer la qualification au prochain tour. C’est l’issue du match retour Jaraaf-Wac comptant pour les préliminaires de la Ligue des champions. Un succès de 3-1 qui n’arrange pas les hommes de Malick Daf qui avaient perdu à l’aller 0-2.
Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé pour les champions du Sénégal qui ont ouvert le score à la 18e minute par Ousseynou César Guèye. Ce dernier aurait pu doubler la mise peu avant la pause après un face-à-face avec le gardien.
De retour des vestiaires, le Jaraaf entretient à nouveau l’espoir en doublant le score par Albert Diène (50e mn). Les pendules étaient du coup remises à l’heure. Mais alors qu’on s’attendait à ce que les «Vert-blanc» tuent tout suspense en s’offrant le but de la qualification, c’est au contraire les Marocains qui vont réduire le score suite à une faute de main en pleine surface de l’arrière gauche du Jaraaf. L’arbitre Burkinabè, Juste Ephrem Zio, n’hésite pas une seule seconde à siffler un penalty (57e mn).
A 2-1, ça devenait compliqué pour les Sénégalais qui vont tout tenter. Ils seront récompensés à la 89e minute avec un but de Abdourahmane Ba (3-1). Les quatre minutes d’arrêts de jeu ne suffiront pas pour décrocher la qualification.

Un arbitre contesté, puis… blessé
C’est justement durant ces arrêts de jeu que l’arbitre va se signaler de la plus mauvaise des manières. Après avoir sifflé un dernier corner pour le Jaraaf dans les toutes dernières secondes, le juge burkinabè ne s’est même pas donné la peine de laisser la balle échoir en pleine surface. Avant que les joueurs n’interviennent, il siffle la fin de la partie alors que la balle était en l’air.
Une situation qui n’a pas plu aux joueurs et au staff du Jaraaf qui s’en sont pris à l’arbitre. Et quand les supporters s’en mêlent, tout finit par dégénérer. L’arbitre est pris à partie et les jets de pierres fusent des gradins avant que le service d’ordre ne se contraint d’intervenir. Evacué sous bonne escorte avec ses assistants, l’arbitre burkinabè s’en tire avec une blessure à la tête. Une situation déplorable qui pourrait coûter cher à l’équipe du Jaraaf qui doit être reversée en Coupe Caf. La Caf va sûrement annoncer des sanctions contre l’équipe de la Médina. Et vu la gravité des faits, on s’attend au pire…

Malick Daf, entraîneur du Jaraaf : «Un arbitre nul»

«Il y a des regrets. Sur l’ensemble des deux matchs, le Jaraaf a montré deux visages. On a trop respecté l’adversaire à l’aller en perdant 0-2. Au retour, on est resté serein et on a attaqué d’emblée. On méritait largement de mettre le paquet en première période. On a marqué un but, mais ce n’était pas suffisant. Il y avait de la place pour mettre un second but en première période. On a réussi à marquer dès l’entame de la seconde période. Il y avait de la place pour mettre un troisième. Malheureusement, il y a ce penalty. Quant à l’arbitre, il est nul comme beaucoup d’arbitres africains. C’est comme ça.»

wdiallo@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here