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Le Secrétariat national de Rewmi s’est réuni hier à Thiès et élargi aux coordonnateurs départementaux. Absent de la réunion, Déthié Fall a été limogé de son poste de vice-président après sa sortie, vendredi, contre le chef de l’Etat. «Il faudrait que la vison (de Macky) quitte Diamniadio», avait-il dit lors du passage du ministre de l’Agriculture à l’Assemblée nationale. A cette occasion, le président du Cese a annoncé avoir nommé Ass Babacar Guèye son chef de Cabinet et conseiller spécial. Le Quotidien livre les confidences de cette rencontre.

«Quand j’ai quitté la coalition Bby en 2013 suite au fameux Mout mba moot, je savais que je pouvais perdre les deux ministres que j’avais fait nommer au gouvernement, mais cela ne m’a pas arrêté. Parmi eux, il y avait pourtant un ami très proche dont le fils aîné est mon homonyme et dont l’une des filles est l’homonyme de ma femme (Ndlr : Omar Guèye). Si j’ai fait ça à l’époque par principe, vous comprendrez fort aisément que perdre un député ne sera pas un problème pour moi. Il y a quelqu’un à qui j’ai parlé deux fois en lui disant waxu biir neeg (discrétion) que son absence dans la sélection des gens qui devaient aller au gouvernement était une décision réfléchie. Il m’a avoué que sous la pression de certains de ses proches, il a quand même mal vécu ma décision. Ce que je comprends, c’est que ses proches-là ne voient que lui et ne s’occupent que de ses intérêts à lui. Ils ne connaissent pas tous les autres ayants droit du parti qui sont plus anciens dans mon sillage que le monsieur en question. Et je lui ai dit : ‘’Ok, mais tant que tu ne seras pas guéri complément, émotionnellement, de cette difficulté, abstiens-toi de parler parce que si tu parles, forcément l’émotion vécue transparaîtra d’une manière ou d’une autre. Abstiens-toi, at­tends que le temps fasse son œuvre et apaise tes proches’’.»

«C’est inacceptable que quelqu’un de mon voisinage tance le président de la République»
«Je lui ai formellement donné l’ordre de ne pas parler. Il a parlé, contre mon ordre. Quand quelqu’un qui est dans mon voisinage tance le président de la République, c’est inacceptable. Malgré cela, je lui ai donné un délai de 48 heures pour qu’il s’amende et s’excuse dans les mêmes formes. Au lieu de le faire, il a cherché du secours en des lieux qu’il croit pouvoir m’influencer dans ma décision. Il l’apprendra à ses dépens. En matière d’Etat, personne n’influence mes décisions. En conséquence, ma décision est prise de mettre fin à ses fonctions de vice-président du parti Rewmi. Il lui reste l’opportunité encore de s’amender. S’il le fait lundi à la tribune de l’Assemblée nationale, une autre station pas de proximité avec celle-là l’accueillera parmi nous pour qu’il refasse le chemin parce qu’il a été loyal, militant, tout ce qu’on veut. Mais il a révélé que sa formation politique est inachevée. Il n’a pas atteint la carapace d’un vrai leader politique. Il s’est enduré d’une belle endurance. Dans endurer, il y a dure et durée. A certains qui étaient venus lui dire : ‘’Mais Monsieur le Président, pourquoi Idrissa Seck ?’’ Le président de la République leur a répondu ceci : ‘’Moi j’ai fait une traversée du désert de trois ans. Je n’ai pas fait de prison et je suis arrivé ici. Lui il a traversé pendant 16 ans, l’avez-vous déjà entendu gémir ou se plaindre ? C’est ça l’homme politique et le leader politique.’’ Bien évidemment, il y a eu beaucoup d’interventions, mais sa­chez qu’aucune d’elles ne me fera changer d’avis, d’où qu’elles viennent. S’il choisit une autre voix, je prie pour qu’il vive le reste de son âge dans le bonheur à d’autres stations éloignées de moi.»

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