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Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et l’assainissement.

L’incurie constatée dans la distribution de l’eau au Sénégal et, notamment, à Dakar, fait rougir plus d’un citoyen. Depuis l’arrivée de Mansour Faye à la tête de ce département ministériel, les choses s’emballent, pour ne pas dire s’aggravent de plus en plus. De 2015 à nos jours, les manquements s’amoncèlent, se répètent sans que l’autorité suprême, c’est-à-dire le président de la République, ne lève, ne serait-ce que la plus petite sanction envers son beau-frère. Tant il nous sacrifie sous l’autel de la sauvegarde des intérêts familiaux. Trop, c’est vraiment trop !
Le mardi passé (27 mars 2018), le Sénégal, à travers le ministère de l’Hydraulique et de l’assainissement, a célébré la Journée internationale de l’eau, mais sous des chapeaux de rue. Les statistiques viennent de démontrer que ce liquide précieux reste une denrée rare pour bien des habitants de notre planète et, surtout, au Sénégal. Malgré la masse d’argent injectée annuellement pour l’accès à une eau potable, aucun effort n’est remarqué en ce sens. Aberrant !
Le ministre Mamadou Mansour Faye n’a vraiment pas l’étoffe nécessaire pour diriger ce département. Son incapacité à faire bouger les choses n’est plus à démontrer. En 2015, la panne de l’usine de Keur Momar Sarr (Louga) avait posé beaucoup de tracas aux populations de la capitale sénégalaise qui, à l’époque, étaient restées plus d’un mois sans voir la couleur bleue… l’eau. Qui pis est, le cafouillage était intervenu encore quelques semaines après la réparation à grands frais, au frais du contribuable.
En 2016 et 2017, nous avons vécu le même scénario avec tout un tas de négligences. Aujourd’hui, la seule question que l’on a le droit de se poser est de savoir comment l’on prétend nous mener vers l’émergence quand le gouvernement de notre République trouve tous les problèmes du monde pour régler cette affaire élémentaire qu’est l’accès à l’eau potable ? Notre façade maritime, notre saison hivernale qui dure plus de 3 à 4 mois devraient être mises à contribution pour apporter des joints à ces difficultés qui nous tenaillent. L’eau, au-delà de la vie qu’elle nous procure (l‘eau, c’est la vie), nous répète-t-on à satiété, mais l’accès à une eau potable, c’est aussi gage de souveraineté d’une Nation qui aspire vers un mieux-être. Il est alors grand temps de gérer ce ministère avec plus de sérieux, tout en faisant fi de ses pen­chants…népotistes.

Ibrahima NGOM Damel Journaliste

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