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L’actuel dialogue politique conforme à la philosophie de gouvernance inclusive du Président Macky Sall, plébiscité très largement et démocratiquement, doit être l’occasion de changer fondamentalement de paradigme pour modifier en profondeur l’environnement politique et social du pays, en vue d’une stabilité durable.
D’abord, il s’agit d’arrêter la reconnaissance de nouveaux partis. Nous en sommes à 300 partis pour un pays de 7 millions d’électeurs. Soit une moyenne de : 1 parti pour 23 333,3 électeurs. Nous avons une moyenne de 6,6 partis par département administratif sur les 45 que compte le Sénégal. Et 21,4 partis par région (sur 14 régions).
Cette inflation de partis est irrationnelle et déformante pour notre architecture démocratique et risque d’introduire l’anarchie dans le système politique.
Pour assainir et promouvoir une démocratie encadrée, la loi sur les partis doit être appliquée dans toute sa rigueur, ou à défaut monter un comité de médiation pour faciliter la fusion des partis de même sensibilité pour aller vers la réduction du nombre de partis à une dizaine au maximum.
Car nombreux sont les partis de la mouvance présidentielle comme de l’opposition qui sont nés de fractionnements internes de And jëf, de Rewmi, du Ps, de la Ld, de l’Afp, du Pds, du Pit etc. La plupart appartiennent à la famille de gauche ou du libéralisme. S’ils veulent pérenniser leur action sur le destin national, ils n’ont d’autre alternative que de procéder à leur resserrement organique et politique pour mieux être compris par le Peuple destinataire de leurs offres programmatiques.
L’heure est également venue pour fixer le statut du chef de l’opposition qui devra être le porte-parole de l’opposition devant le pouvoir, avec un rang honorable auprès du chef de l’Etat et du médiateur de la République.
Pour éviter que des sources occultes ne perturbent l’égalité des chances devant le jeu démocratique, il faut objectivement cerner les conditions d’éligibilité et dégager les modalités de financement public des partis politiques, en l’adossant de préférence à une loi communautaire de la Cedeao pour procéder à des subventions annuelles destinées au fonctionnement à l’instar du fonds de la presse ou/et à la construction de la Maison des partis pour régler la question délicate des sièges.
La coalition au pouvoir doit également entreprendre son introspection sur son mode managérial pour prendre en charge l’exigence d’un leadership collectif.
Les frustrations nées des pratiques peu convaincantes de désignation et de promotion aux postes de responsabilité plombent le plus souvent les initiatives tant parmi les leaders que parmi les responsables des différentes commissions d’animation, de réflexion et d’action. L’actuel coordonnateur, bien que réputé fidèle au président de la mouvance, est beaucoup plus un diplomate qu’un politique. Il lui sera de plus en plus difficile de faire tourner la roue qui obéit à d’autres mécanismes que seuls des politiques avertis peuvent actionner à la grande satisfaction du Président et des leaders de partis soucieux de la visibilité et du dynamisme partagé du cadre.
Dans ce cas, le cabinet politique du Président pourrait directement gérer la coordination de la mouvance avec plus d’autorité et de souplesse dans le déroulé des programmes en souffrance.
Papa Mody SOW
Journaliste Consultant
Administrateur Général du Parti de l’Espoir et du Progrès-PEP
Membre de Benno Book Yakaar
pepms2003@yahoo.fr

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