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Meilleure Nation sur le continent pendant de longues années, le basket sénégalais ne fait plus peur en Afrique. Après deux échecs face à la même formation du Nigeria en phase finale d’Afrobasket, dont le dernier est intervenu dimanche au Dakar Arena. Il est donc temps de regarnir le panier afin de mieux préparer les prochaines échéances.

L’Equipe nationale féminine a perdu en finale de l’Afrobasket contre le Nigeria (55-60), dimanche. Un second revers encore plus douloureux, après celui de Bamako, survenu à domicile dans la nouvelle salle du Dakar Arena. Malgré la forte présence du public, les moyens déployés pour mettre l’équipe dans les meilleures conditions de performance, les Lionnes n’ont pas pu prendre leur revancher sur cette équipe nigériane. Après deux échecs consécutifs, en phase finale d’Afrobasket féminin, il est donc temps de regarnir le panier et de s’interroger sur l’avenir de cette équipe composée d’un mélange d’anciennes et de jeunes. Certains disent souvent qu’on ne change pas une équipe qui gagne. A l’inverse, il urge d’apporter du sang neuf dans l’équipe, quand les résultats ne suivent plus. Parmi les Nations les plus titrées sur le continent, le Sénégal ne domine plus le basket depuis quelques années. A l’exception du titre remporté en 2015 au Cameroun, la machine a désormais du mal à rivaliser avec certaines nations comme le Nigeria. Au moment d’autres émergent comme le Mozambique, le Mali ou encore l’Egypte.
Du coup, il est donc temps de changer de méthode, mais aussi et surtout de rajeunir l’équipe afin de mieux préparer les prochaines échéances. Une politique adoptée par le sélectionneur des Lionnes, depuis sa nomination à la tête de l’équipe. Un discours qu’il n’a pas manqué de réitérer dimanche soir, à l’issue de la défaite face au Nigeria. «Je pense qu’il faut faire une bonne prospection parce que le Nigeria a construit son équipe sur la base de la jeunesse. Vous voyez les arrières, elles ont 23, 24 et 26 ans. Elles jouent dans le haut niveau en Espagne, en France et ailleurs comme la Wnba. Et cela s’est construit depuis longtemps. Je pense que depuis l’événement de 2017 (la finale perdue au Mali), on a essayé de renouveler, d’apporter une plus-value. Ce sont des jeunes qui peuvent rester longtemps en Equipe nationale, donc il fallait renforcer cette équipe avec des jeunes comme Fatou Diagne, qui n’ont pas d’expérience. Mais je pense qu’il faut continuer dans ce sens : encore travailler. Développer le jeu, développer cette mentalité de gagneur et après, aller au tournoi de Tokyo, défendre notre chance encore», disait-t-il à la fin du match contre le Nigeria.
Sur ce chapitre, certaines joueuses comme Astou Traoré (38 ans), désignée Meilleure Ailière, Mame Marie Sy (34 ans), Coumba Sarr (35 ans), Ndèye Sène (31 ans) ou encore Mame Diodio Diouf (34 ans) pourraient être appelées à prendre leur retraite internationale. Le poids de l’âge et les nombreuses compétitions, sans oublier les blessures à répétition, pourraient les contraindre à tirer un trait sur la sélection. Encore que, beaucoup de jeunes frappent à la porte de la Tanière. L’avenir de la Tanière devrait être assuré par la nouvelle génération composée de Yacine Diop, Léna Niang, Maïmouna Diarra, Fatou Diagne… Reste à savoir si le coach aura les moyens et le temps d’asseoir une telle politique, sachant que le tournoi pré-olympique pour Tokyo 2020 est prévu en novembre prochain.

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