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Le championnat turc continue à capter des internationaux sénégalais. Si certains choisissaient cette destination comme une découverte, aujourd’hui la Süper Lig est devenue une «roue de secours» pour des Lions en difficultés dans leurs clubs.

Et si tous les chemins menaient en Turquie pour les Lions qui voient leur avenir bouché ? C’est en tout cas la nouvelle tendance notée au sein de la Tanière où le championnat turc est devenu une terre de résurrection pour certains internationaux sénégalais «en détresse».
Contrairement à des stars comme Didier Drogba et Sneijder en 2013, Robin Van Persie, Nani et Samuel Eto’o en 2015, qui étaient partis en Turquie pour découvrir la Süper Lig, aujourd’hui cette Süper Lig semble être une bouée de sauvetage pour certains Lions qui voient leur avenir bouché pour raisons diverses.

Aller-retour pour Saivet et Pape Alioune Ndiaye
En témoigne la toute nouvelle décision prise par Pape Alioune Ndiaye de retourner dans son ancien club Galatasaray après un passage raté à Stoke City en Premier League, avec à l’arrivée une descente en D2 anglaise qui fait désordre. Suffisant pour que le milieu de terrain sénégalais, conscient des conséquences d’une telle situation par rapport à son avenir en Equipe nationale, ne se décide à filer… à l’anglaise en Turquie sous forme de prêt.

Baye Oumar Niasse et Diafra Sakho attendus ?
D’ailleurs dans la même foulée, son coéquipier en Equipe nationale, Diafra Sakho, barré à Rennes (surtout avec l’arrivée de Mbaye Niang), est aussi attendu dans le même championnat et dans le même club qui veut un renfort offensif pour pallier le départ de Bafétimbi Gomis.
A l’image de Pape Alioune, Henri Saivet s’est aussi offert un aller-retour dans le championnat turc. Incapable de s’imposer à Newcastle, l’ancien Bordelais va goûter de nouveau au championnat turc. Après Sivaspor la saison dernière, Saivet va cette fois découvrir le club de Bursaspor, où il a été prêté pour une saison par les Magpies. Idem pour Baye Oumar Niasse en manque de temps de jeu à Everton et qui voudrait lui aussi migrer vers la Turquie, dans le même club que Pape Alioune Ndiaye.

Des clubs riches, des joueurs dispensés presque d’impôt
Evidemment la question qui revient au galop est celle-ci : pourquoi la Turquie attire ? Une chose est sûre l’aspect financier en est une des raisons. En effet, côté finances, les clubs de Süper Lig disposent d’arguments non-négligeables. Ces derniers prennent systématiquement en charge l’impôt comme l’évoquait récemment à L’Equipe, Charles Le Lez, un ancien professeur de droit fiscal. Sous cet aspect, le taux d’imposition est particulièrement faible en Turquie pour les footballeurs, de l’ordre de 15% lorsqu’il est estimé à 47,5% en France (au-dessus de 152 260 euros par an). De plus, bénéficiant d’un nouvel accord pour la période 2017-2022 avec Digiturk (le diffuseur officiel du championnat déboursera désormais par saison 500 M euros), les clubs disposent d’une manne financière importante pour leurs recrutements et les salaires versés à leurs joueurs.

Le foot, presque une religion en Turquie
L’autre aspect qui attire dans le championnat turc c’est sa ferveur exceptionnelle. Il n’y a qu’à observer les images illustrant les arrivées des joueurs à l’aéroport pour comprendre : en Turquie, le football représente bien plus qu’un simple sport. La ferveur et la passion y sont omniprésentes. Dans les stades, malgré l’instauration d’un nouveau système en 2013 (le Passolig : pour pouvoir s’abonner, il faut transmettre ses données personnelles) et des billets chers, l’ambiance est garantie.
En outre, en marge des derbys stambouliotes (entre Besiktas, Fenerbahçe et Galatasaray), les stades se transforment en de véritables volcans prêts à exploser au moindre but. Un aspect à prendre en considération pour tout joueur de football. Qui disait que la Turquie est une terre de résurrection pour joueurs en difficultés ?

Dernière minute : Mbaye Niang finalement prêté au Stade Rennais

Journaliste à Ouest-France, Benjamin Idrac annonce ce mardi soir que Mbaye Niang, l’attaquant international sénégalais du Torino, va arriver au Stade Rennais d’ici la fin du mercato estival. L’ancien caennais, dont le nom a circulé un peu partout en Europe après son Mondial plutôt réussi, aurait finalement accepté l’offre du club breton. Cette opération se fera sous forme d’un prêt avec une option d’achat. Agé de 23 ans, Niang a longtemps été présenté comme un grand espoir offensif, mais quelques frasques ont pimenté sa carrière et en signant à Rennes il peut définitivement se relancer en Ligue 1, lui qui a déjà porté le maillot de Malherbe, son club formateur, et de Montpellier.
hdiandy@lequotidien.sn

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