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Karim Wade ne va pas figurer sur les listes électorales, conformément à la loi. Le directeur de la For­ma­tion et de la communication à la Direction générale des élections (Dge) l’a certifié hier. Toutefois, il précise que le candidat du Pds a le droit saisir le président du Tribunal d’instance ou bien, dans son cas, le chef de la représentation diplomatique ou consulaire du Qatar où il est exilé depuis sa libération.

Il n’y a plus aucun doute. Karim Wade ne va pas figurer sur les listes électorales. C’est l’affirmation du directeur de la Formation et de la communication à la Direction générale des élections (Dge) hier, lors du point de presse sur la publication des listes provisoires issues de la dernière révision exceptionnelle. «Les services centraux, se fondant sur l’article L31 du Code électoral, ont estimé que Karim Wade, au terme de la loi, ne devait pas être inscrit sur les listes électorales», dit Casimir Demba Cissé. Qui précise : «Il ne s’agit pas d’un électeur radié dans la mesure où il ne s’est pas déplacé lors de la refonte des listes électorales. Et la révision permettait à tous ceux qui ne s’étaient pas déplacés lors de la refonte de pouvoir s’inscrire et d’être ajoutés sur les listes. Toutefois, tout citoyen sénégalais, durant cette période de contentieux, dispose du droit de saisir le président du Tribunal d’instance ou bien, dans son cas (celui de Karim Wade qui séjourne au Qatar), le chef de la représentation diplomatique ou consulaire dont la décision s’imposerait à l’Administration et les voies de recours supplémentaires lui restent ouvertes.» C’est clair que Wade-fils, condamné à 6 ans de prison ferme et à une amende de plus de 138 milliards, ne peut être électeur. Il lui reste désormais la recevabilité de sa candidature. Il attendra que les 7 «sages» statuent sur son sort en janvier 2019. Il y a quelques semaines, l’ancien ministre avait fait circuler une photo de lui, muni de pièces, en train de s’inscrire au Koweït. Le ministre de l’Intérieur avait indiqué, lors du vote du projet de loi sur le parrainage introduit dans le Code électoral, que M. Wade ne s’était pas inscrit. Ce qui lui avait valu des attaques des Libéraux qui l’avaient démenti.
En revanche, pour le maire de Dakar Khalifa Sall, lui aussi condamné à 5 ans de prison ferme, la direction des Elections soulignent que les voies de recours sont encore ouvertes. «La procédure n’est pas terminée, nous ne pouvons pas nous prononcer puisque l’affaire le concernant est encore pendante devant les tribunaux d’ici et d’ailleurs», a dit M. Cissé.

Article L.31. –

Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale :
1) les individus condamnés pour crime ;
2) ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois, assortie ou non d’une amende, pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, détournement et soustraction commis par les agents publics, corruption et trafic d’influence, contrefaçon et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (5) ans d’emprisonnement ;
3) ceux condamnés à plus de trois (3) mois d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à six (6) mois avec sursis, pour un délit autre que ceux énumérés au deuxièmement ci-dessus sous réserve des dispositions de l’article L30 ;
4) ceux qui sont en état de contumace ;
5) les faillis non réhabilités dont la faillite a été déclarée soit par les tribunaux sénégalais, soit par un jugement rendu à l’étranger et exécutoire au Sénégal ;
6) ceux contre qui l’interdiction du droit de voter a été prononcée par une juridiction pénale de droit commun ;
7) les incapables majeurs.

mfkebe@lequotidien.sn

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