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Que tous les expatriés qui croient détenir des terrains à Sendou se rapprochent des autorités compétentes en matière de foncier pour être édifiés ! C’est l’alerte lancée mercredi par un collectif formé de personnes vivant au Sénégal et à l’étranger, et victimes des «agissements frauduleux» d’un conseiller municipal, de surcroît dans cette jeune commune. «J’invite mes frères et sœurs vivant à l’étranger, particulièrement en France, de se rapprocher de leur famille au pays pour vérification sur le terrain. Ils sont nombreux à penser qu’ils disposent de terrains à Sendou alors qu’il n’en est rien. 90% des terrains acquis auprès de lui ne sont pas valables», a averti Moussa Dione, habitant Ouakam. «Sur 15 terrains qu’il m’a cédés, seuls trois sont valables», a laissé entendre M. Dione, ayant acheté des parcelles pour ses fils et amis. «J’ai porté plainte et il m’a ensuite remis un terrain. Quand j’y ai commencé à construire, un autre sieur est venu me dire que j’étais en train de construire sur son terrain. On s’est assis autour d’une table et j’ai vu que son acte était antérieur au mien», a-t-il narré. «Sa stratégie c’est de venir à la mairie où il est conseiller municipal avec des certificats de perte en bonne et due forme avec le cachet de la police où il déclarait avoir perdu les documents de ces personnes. Ce n’était pas les personnes attitrées qui se présentaient, mais toujours lui et il réussissait ainsi à établir un autre document pour ensuite aller vendre le terrain à un autre», a expliqué pour sa part Mamadou Sall, un expatrié rentré depuis quelques années et victime lui aussi. «J’ai acquis 24 terrains pour mon épouse, mes enfants et quelques amis établis en France. Cela fait plus d’une quinzaine d’années et chaque fois que je lui demande de régulariser les papiers, il trouve un moyen de renvoyer à ultérieurement (…). C’est lors d’une rencontre avec l’actuel maire il y a six mois qu’il nous a dit que l’on a été tout simplement arnaqué», a dit Sall, faisant savoir que l’affaire a été portée devant la justice. «Nous avons porté plainte et le monsieur s’est volatilisé pendant un mois avant d’être arrêté par la police. On a été en jugement au mois de juillet et il s’est fait condamné. Moi personnellement, ce qu’il m’avait donné comme gage, c’est une de ses maisons qui était en chantier ici à Sendou», a-t-il fait savoir, s’inquiétant que la maison mise en gage soit en train d’être rénovée présentement. «Ce que nous demandons, c’est que les décisions de justice sortent. Depuis le mois de juillet, ça fait six mois et on ne parvient toujours pas à avoir le document de justice. On voulait demander à un huissier de venir constater la maison donnée en gage qui est actuellement en chantier, mais on n’a pas de document juridique qui nous permet de le faire», a souligné M. Sall, appelant ainsi la justice à les édifier sur l’affaire les opposant au conseiller municipal et promoteur, qui s’est à nouveau volatilisé dans la nature. Le collectif naissant qui a tenu un point de presse sur le site a promis de porter le combat jusqu’à son terme pour éviter à d’autres concitoyens de se faire berner.

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