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Koumanthio Zeinab Diallo.

La Maison des écrivains Ker Birago a accueilli ce samedi la crème des écrivains à l’occasion de la célébration de la Journée de l’écrivain africain. Malgrè le Covid-19 , la manifestation a été quand même une fête des lettres avec le Gabon comme pays invité d’honneur et l’écrivaine guinéenne Koumanthio Zeinab Diallo comme marraine.

La Journée internationale de l’écrivain africain a été célébrée samedi dernier par l’Association des écrivains du Sénégal (Aes) à Ker Birago, la Maison des écrivains. Célébrée dans un format allégé, Covid-19 oblige, l’occasion a été mise à profit par le directeur de Cabinet du ministre de la Culture et de la communication Demba Faye pour se réjouir de la participation des écrivains à l’effort de guerre contre cette pandémie. Face au Covid-19, selon Demba Faye, «les écrivains africains sont restés en alerte». «Cette riposte réfléchie» s’est manifestée, à l’en croire, à travers «la célébration de la Journée internationale de l’écrivain africain». Au-delà du thème Littérature et pandémie : la riposte des écrivains africains face au Covid-19, cette 28e édition «célèbre une femme, un géant de la littérature, un géant de la culture peulh», selon le directeur de Cabinet du ministre de la Culture, pour nommer la marraine de cette 28ème édition, en l’occurrence la Guinéenne Koumanthio Zeinab Diallo. Sa venue au Sénégal était entourée d’une certaine incertitude. Finalement la marraine n’a pu honorer de sa présence Dakar malgré les efforts consentis par les organisateurs pour la faire venir de son pays qui vit une situation politique difficile. Mais n’empêche, de son pays, elle a tenu à adresser ses remerciements et sa reconnaissance d’avoir été choisie à travers une vidéo où elle critique ce qui se passe dans son pays en parlant de la paix devenue «une denrée rare».
«Le Sénégal et le Gabon sont connus pour la richesse des relations qu’entretiennent nos Etats et nos peuples», selon M. Faye pour magnifier le choix porté sur le Gabon pour être l’invité d’honneur de cette 28e édition. Abeme Nkoghe Pulchérie, présidente de l’Union des écrivains gabonais (Udeg), venue assister à cette manifestation – l’Association des écrivains du Sénégal (Aes) a décerné une distinction d’honneur à son président de la République El Hadji Ali Bongo Ondimba – a également reçu le prix David Diop de la poésie. «Le Gabon c’est ma force, mon inspiration», a souligné la présidente de l’Udeg qui dit avoir commencé à écrire dès sa plus tendre enfance pour défendre les causes nobles.

Des lauréats dans différentes catégories
Le prix Hamidou Dia, Halte Covid-19 a été remporté par Alioune Badara Dioum à l’issue d’un concours organisé par l’Association des écrivains du Sénégal (Aes). Le prix Aminata Maïga Kâ pour la nouvelle est revenu à Mamadou Tounkara, conseiller à la présidence de la République. Le prix Amadou Cissé Dia pour le théâtre a été décerné au comédien de renom Moustapha Diop. Le prix Ousmane Sembène du roman a été remporté par le Congolais Florent Sogni Zaoudou. L’un des moments forts est le prix de la Reconnaissance décerné à Ndiogou Thiam, chargé de la sécurité à Ker Birago depuis une vingtaine d’années.
L’ambassadeur du Gabon au Sénégal de souligner que c’est une Journée internationale de l’écrivain africain que «nous voulions plus gaie et festive», mais que les conditions sanitaires ont contraint les organisateurs à se limiter au strict minimum pour éviter tout risque de propagation du virus. Cette 28ème édition de  la  Journée internationale  de l’écrivain africain constitue, selon l’ambassadeur du Gabon Régis Michel Onanga Ndiaye, un exemple de promotion de la culture gabonaise au Sénégal. «C’est toute la littérature d’hier et d’aujourd’hui qui est célébrée», note son Excellence qui informe que son pays compte 200 auteurs.

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