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Marième Fall Diol, commerciale de profession dans une société pétrolière, a le don de raconter des histoires en faisant un clin d’œil aux évènements qui se déroulent autour d’elle. Dans Les mirages du bonheur, présenté vendredi dernier au Relais, la romancière y montre l’importance d’une famille aimante et y développe plusieurs thèmes à la fois.

Les mirages du bonheur, édité par L’Harmattan, est un roman qui relate l’histoire de Aisha, une jeune fille sénégalaise. Céliba­taire, habituée à la redondance d’une vie dorée, Aisha voit sa vie basculer le jour où elle apprend qu’elle est enceinte. Elle part raconter à ses parents que c’est un accident.
Dans une société sénégalaise où les parents n’acceptent pas souvent ce genre de situation, la jeune fille aura-t-elle le soutien de sa famille ? «Les mirages du bonheur, parce qu’il y a certaines personnes qui n’ont pas de chance dans la vie. C’est Dieu qui décide de toute chose sur terre. Il est le Maître du destin de chaque personne. Et quand on sait cela, on est rassuré», a expliqué Marième Fall Diol, teint d’ébène, dans sa luxueuse tenue dorée, lors de la cérémonie de dédicace de son livre qui s’est déroulée vendredi dernier au Relais. Elle ajoute : «Je veux montrer l’importance d’une famille aimante qui soutient son enfant, quelle que soit la situation dans laquelle cet enfant-là se trouve. Ainsi, son personnage principal va survoler ces moments difficiles, se refaire à travers la reprise de ses études… Tout cela, grâce au soutien indéfectible de sa famille. Ensuite, elle rencontre son grand amour et fait un beau mariage qui comble ses proches, mais hélas son bonheur sera éphémère.» «Ce livre est bien fait. Je l’ai lu en deux jours et l’ai terminé avec beaucoup de plaisir. C’est un œuvre qui mérite un prix littéraire. Marième Fall Diol, l’auteure, a le don de raconter des histoires. Elle les raconte en faisant un clin d’œil aux problèmes de notre société», a témoigné le présentateur du livre, Ibrahima Sylla, professeur de sciences politiques à l’Ugb.

Un roman fortement puisé du réel
L’auteure d’évoquer la part du réel dans son ouvrage : «Ce roman est à 90% réel parce que toutes les histoires que j’ai racontées sont puisées de mes propres vécus ou bien de ceux de mon entourage. Donc, ce sont des histoires qui ont réellement existé. D’ailleurs, le livre est dédié à Assane Sall, tué au Mali par des terroristes.» Ainsi, plusieurs thèmes sont abordés dans ce roman, notamment la situation des filles mères célibataires, le soutien qu’une famille peut apporter à sa progéniture, l’avortement, les violences sexuelles subies par les femmes, en silence ; la stérilité masculine, la polygamie… Les mirages du Bonheur est donc un appel à la modernisation des mœurs sénégalaises et à l’ouverture des dialogues sur les tabous de certaines traditions.
Ce livre est le deuxième de l’auteure après le premier qui fut publié en 2014. Mariée et mère de famille, Marième Fall Diol est une professionnelle qui travaille dans une société pétrolière de la place. «Ce n’était pas trop évident, mais chacun à sa passion, et la mienne, c’est lire et écrire», dit-elle. M. F. Diol, qui a pour référence Mariama Ba, est perçue comme persévérante. «Quand elle veut quelque chose, elle y parvient ; elle ne réchigne pas à la tâche», a clamé Clémence Ndoye.
Stagiaire

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