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Le journaliste Moussa Seydou Diallo a présenté, ce samedi, son recueil de nouvelles au grand public. «Tranches de vie» évoque, entre autres thèmes, le lévirat, l’exploitation sexuelle.

Leçons de vie ! C’est un autre titre alternatif qui était possible de donner au recueil de nouvelles «Tranches de vie», de l’auteur Moussa Seydou Diallo. C’est la conviction de l’ancien ministre de la Jeunesse sous Abdoulaye Wade, Aliou Sow. Ce dernier a félicité le journaliste-écrivain, dit-il, pour son audace, pour la qualité de ses écrits, surtout pour les sujets abordés et les leçons qui en sont tirées pour, ajoute-t-il, ne pas dire les recommandations ou les conseils.
Cependant cette appréciation n’est pas partagée par la critique littéraire, Véronique Petetin. «Il y a un vrai travail à faire sur la langue française écrite. Ça n’enlève rien votre mérite, Moussa Seydou Diallo», a déclaré la représentante du Président directeur général de l’Iam, Moustapha Guirassy, originaire de Kédou­gou. Ainsi Véronique Petetin a interpellé l’éditeur, L’Har­mat­tan, les personnalités présentes à être beaucoup plus regardants et exigeants par rapport à la forme des œuvres. Par ailleurs, elle reconnaît que le message est le plus important.
Répondant à cette critique, le professeur Aliou Sow a laissé entendre que ça n’enlève en rien la qualité du travail de l’auteur. Ce n’est pas le débat, rétorque-t-il, le vrai c’est le message. D’ailleurs pour lui,  «le monde a évolué de sorte qu’aujourd’hui cette authenticité linguistique n’existe même pas dans l’utilisation de nos propres langues».
Ce samedi, ils étaient nombreux, proches, amis, collègues et anonymes à prendre part à la cérémonie de dédicace. Papis, comme l’appelle les intimes, dispose de qualités humaines dévoilées au grand public. «Voilà quelqu’un dont le parcours est vraiment admirable et très dynamique. Quelque part, c’est l’image du Sénégal que nous aimerions voir le plus. C’est-à-dire des jeunes qui s’affirment alors que tout est contre ce qu’ils veulent devenir. Des gens dont on ne s’attend pas. Il a traversé des moments très difficiles en tant qu’enseignant à Kédougou. Les gens ont pensé l’avoir enterré au fin fond du Sénégal oriental parce qu’on se disait qu’il ne peut pas ambitionner avoir plus que ce que Dieu lui avait donné dans ce lieu et le voient surgir à Dakar», a raconté le directeur de publication du journal Le Quotidien. Mohamed Guèye a salué la générosité de cœur de l’auteur, l’envie de faire connaître, de faire avancer les choses à travers des initiatives caritatives pour les jeunes enfants, l’émigration. Selon lui, il doit servir d’exemple à tous les jeunes. «Il fut un élève exemplaire. Un homme juste, il n’aimait pas la tricherie. Il était trop correct, toujours avec de très bonnes notes. J’en suis fière», témoigne sa maîtresse de l’école primaire, Madjiguène Niang, sous les applaudissements dans la salle.
Le livre, dira son grand frère Cheikh Oumar Diallo, n’est que le résumé de sa personne, un homme qui a assez souffert. Son ancien chef de desk Cultu­re au journal Le Quotidien, Giles Arsène Tchedji, s’est distingué à travers des prières. Il dit : «Moussa reste longtemps encore le poète de notre génération, reste pour toujours la plume qui portera au loin nos murmures, nos chagrins, nos espoirs, nos vœux et nos rêves.»

1 COMMENTAIRE

  1. « Mal nommer les choses , c’est rajouter au malheur du monde « , écrivait Albert Camus.
    il me semble que les jeunes et moins jeunes, auteurs méritent qu’on les respecte en étant exigeant avec eux sur l’utilisation de l’outil qu’ils ont choisi : l’écriture.
    car la façon d’écrire donne plus ou moins de force et d’impact à ce que l’on écrit.
    Et c’est par respect pour Moussa Seydi Diallo, et par respect pour ses lecteurs, que je pense qu’il devait être accompagné dans son travail d’écrivain.
    « on ne dira jamais assez quel amour du lecteur il y a dans le travail de la phrase » soulignait Barthes, et Senghor n’a jamais dit le contraire ..dans la littérature comme dans la vie sociale et politique, choisissons l’excellence ! Jàmm

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