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Jean-Marie Le Pen, co-fondateur du Front national, avec le 1er tome de ses mémoires, en 2018.

Le tome II aura-t-il autant de succès que le tome I, vendu à plus de 100 mille exemplaires ? Le deuxième et dernier épisode des «Mémoires» de Jean-Marie Le Pen, intitulé «Tribun du peuple», est déjà en librairie. Le finaliste de la Présidentielle 2002 y raconte sa vie depuis 1972, date de fondation du Front national, jusqu’à aujourd’hui. Les bonnes feuilles sont publiées dans l’hebdomadaire Le Point et celui qu’on appelle le Menhir, référence aux origines bretonnes du patriarche, n’y est tendre ni avec sa fille, Marine Le Pen, ni avec le parti.

«Elle a certaines qualités pour faire de la politique, du cran, de l’allant et de la repartie, mais elle n’a pas confiance en elle.» Dans le tome II de ses Mémoires, Jean-Marie Le Pen n’y va pas avec le dos de la cuillère pour évoquer sa fille avec qui il a rompu politiquement depuis quelques années.
Une Marine Le Pen au «côté dictatorial», «qui peine à s’entourer» et qui a commis «plu­sieurs fautes» : «l’ouverture à gauche», «le bug sur l’euro», mais aussi le débat d’entre-deux tours : «Elle a eu l’air d’une excitée.»
Un débat raté, mais que Jean-Marie Le Pen semble au fond ne pas regretter. «Elle aurait pu gagner, mais pour quoi faire ? Avec quel état-major ?», s’interroge-t-il, «l’échec de Marine fut peut-être providentiel».
Un portrait sans concession non plus de Marion Maréchal, sa petite-fille «calculée», «lointaine», «froide», mais avec «un talent au-dessus du lot».
«En ne faisant rien, elle est très populaire, un jour il lui faudra revenir», prévient Jean-Marie Le Pen qui livre là une sorte de testament politique.
rfi.fr

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