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Face à la pression des activistes qui dénoncent un accaparement du littoral, le gouvernement essaie de trouver les meilleures stratégies pour mettre fin à la spéculation foncière. Sophie Gladima veut donner un autre attrait au Phare des Mamelles qui était agressé par des occupations anarchiques.

Le bradage du littoral qui défraie la chronique ces jours-ci a remis au goût du jour les projets du ministère des Mines et de la géologie qui ne cracherait pas sur l’affectation de la zone en question pour un projet important de son département. Sophie Gladima a en effet manifesté jeudi l’intérêt de son ministère à ériger sur le site du Phare des Mamelles un parc écologique. «Nous avions un projet d’installation de géo-parc, mais un géo-parc ce n’est pas un endroit fixe. Nous avons besoin de cet espace pour l’aménager», a d’abord tenu à rappeler Mme Gladima. Cela dit, elle a donné une idée de ce que le département pense en termes d’aménagement sur le site. «Nous pensons que les communautés ne se rendent pas compte du bijou qu’ils ont entre les mains. Nous avons un devoir de sensibilisation et d’information. Et ça, nous allons le mettre sur le parc géologique. Nous avons ce projet et nous avons commencé à travailler avec le ministère de l’Urbanisme et également les autres entités qui vont pouvoir l’utiliser», a expliqué Sophie Gladima à la sortie d’une réunion avec le collectif Touche pas aux Mamelles. «Du point de vue scientifique et éducatif, nous avons le devoir de préserver cette zone», a-t-elle argumenté, rappelant avoir travaillé avec les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale pour ce faire. «Nous avons beaucoup travaillé en son temps avec Mary Teuw Niane et également avec le ministre Serigne Mbaye Thiam», a-t-elle dit. Elle a aussi fait savoir qu’un tel projet revêt, au-delà de l’intérêt économique, un intérêt éducatif. «Ils nous ont présenté tout le plan qui est envisagé pour aménager ce projet et le sauvegarder. Plan qui recoupe notre réaction citoyenne (…). On a constaté que nous avons une convergence d’idées, une convergence de points de vue sur comment préserver ce site du Phare et comment le revaloriser et en faire un objet d’études», s’est réjoui pour sa part Pr Mignane Diouf, membre du collectif de veille et d’alerte Touche pas aux Mamelles. «Ça peut être un site économique avec destination touristique», a renchéri Pr Diouf. Sophie Gladima, qui appelle à une synergie entre tous les acteurs, espère que la solution finale va agréer tout le monde.

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