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Lutter contre la spéculation foncière et l’insalubrité, la construction de 100 mille logements sociaux et la réforme de l’Administration sont, entre autres, les priorités du président de la République à l’aube de son second mandat.

Lutte contre la spéculation foncière et 100 000 logements sociaux
Ce n’était pas le 3 avril, mais le président de la République a annoncé ses grands axes pour ce quinquennat. Après sa prestation de serment, Macky Sall a décliné un programme de construction de 100 mille logements durant ce mandat. Son objectif est de faire en sorte que «progressivement, chaque famille sénégalaise, quels que soient ses revenus, puisse avoir accès à un logement décent, à un coût accessible». Dans le même sens, il a promis de mener une lutte «ferme» contre la spéculation foncière à Diamniadio, au Lac Rose et dans la zone des Niayes. «Je voudrais dire, solennellement, que je ne laisserai pas la frénésie de la spéculation foncière détruire cette zone (des Niayes) d’intérêt vital pour les producteurs agricoles et pour la Nation tout entière», a prévenu le chef de l’Etat.

Zéro déchet
De plus, l’amélioration d’un cadre de vie par la promotion d’un cadre décent pour tous et la sauvegarde de notre environnement constituent une des grandes lignes de la gouvernance Macky II. Pour cela, le Président estime qu’«il y a urgence à mettre fin» à l’encombrement urbain, à l’insalubrité, aux occupations illégales de l’espace public et aux constructions anarchiques dans des zones inondables comme le Technopole de Dakar. «J’appelle à une mobilisation générale pour forger un nouveau Sénégal, un Sénégal plus propre dans ses quartiers, ses villages, ses villes… en un mot : un Sénégal avec zéro déchet. Je ferai prendre sans délai des mesures vigoureuses dans ce sens», a-t-il promis.

Administration plus accueillante et plus performante
En outre, Macky Sall a de nouveau déploré les lenteurs dans l’Administration sénégalaise. Pour lui, «l’Administration doit aujourd’hui épouser les réalités de son temps et s’adapter à ses missions devenues plus nombreuses, plus diversifiées, plus complexes, donc plus exigeantes». Pour cela, il a indiqué : «Dans la nouvelle dynamique que je compte imprimer à la conduite des affaires publiques, j’ai la ferme intention d’inscrire toutes les actions de l’Etat en mode fast-track. Nous l’avons déjà réussi pour des projets et initiatives majeurs. Il nous faut généraliser ces meilleures pratiques. Quand on aspire à l’émergence et qu’on est tenu par l’impératif de résultats, l’urgence des tâches requiert qu’il faille accomplir avec diligence le travail qui nous attend. Ce qui doit être fait aujourd’hui ne peut être remis à demain.»
En effet, le mode Fast-Track permet d’accélérer le planning projet, en démarrant certaines tâches avant d’autres, même si celles-ci se chevauchent et devraient normalement se concevoir en séquence. «Nous attendons de l’Administration qu’elle soit un peu plus accueillante à notre endroit et performante dans ses résultats. J’engagerai donc des réformes sans tarder, visant à simplifier et à nationaliser nos structures, réformer nos textes là où c’est nécessaire et dématérialiser nos procédures et formalités administratives», a conclu le président de la République.
bgdiop@lequotidien.sn

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