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De 4071,77 milliards en termes de prévision, le budget du Sénégal est passé à 3988,63 mil­liards francs Cfa. Une baisse due essentiellement à la hausse du prix du baril du pétrole au niveau mondial.

De 4071,77 milliards dans la Loi de finance initiale, le budget du Sénégal est passé à 3988,63 milliards de franc Cfa, soit un recul de 83,14 milliards de francs Cfa en valeur absolue et 2% en valeur relative. L’Assemblée nationale a voté le projet de loi hier au cours d’une plénière durant laquelle le ministre des Finances et du budget a expliqué les raisons de cette baisse. Abdoulaye Daouda Diallo justifie cela par la hausse du prix du baril du pétrole au niveau international. Toutefois, a-t-il précisé, «eu égard aux deux effets budgétaires immédiats découlant du blocage des prix (à savoir l’accumulation des pertes commerciales par les distributeurs évalués à 105,309 milliards de francs Cfa et qui atteindront, si rien n’est fait, 120,634 milliards francs Cfa d’ici décembre 2019 ainsi que le besoin d’une subvention de la Senelec afin de maintenir les tarifs de l’électricité à leur niveau actuel), le caractère insoutenable n’est point équivoque.
Deuxièmement, le ministre justifie cette Lfr par la mise en œuvre combinée de l’ensemble des mesures d’amélioration des recettes budgétaires qui vont générer «plus de 100 milliards destinés à résorber la baisse des recettes fiscales et les moins-values jusqu’alors enregistrés». Troisièmement, M. Diallo évoque la «hausse spectaculaire des appuis budgétaires, dont le montant cumulé passe de 65 milliards à 294, 9 milliards de francs Cfa, soit une hausse de 229 milliards de francs Cfa en valeur absolue». La quatrième raison, selon le ministre, tient du renforcement de l’écosystème sénégalais dont la superficie couverte par les forêts connait une perte moyenne de 40 000 hectares par an au Sénégal, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.
A cet égard le Plan Sénégal émergent vert amplifie les politiques de développement et de promotion des changements climatiques à travers un programme de reforestation et de restauration des écosystèmes. D’ail­leurs sa mise en œuvre, a indiqué Abdoulaye Daouda Diallo, par l’Agence sénégalaise de protection des forêts, peut permettre de générer la création de 50 000 emplois. Au terme des débats houleux parfois entrecoupés de procédure d’ajournement sans succès, le projet de Lfr a été voté à la majorité par les députés.

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