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Ousseynou Dieng, directeur de la Communication.

Si on en croit le directeur de la Communi­cation, l’Etat va bientôt légiférer la loi sur l’accès à l’information. Ousseynou Dieng a donné l’information hier lors d’un forum sur Médias et migration. Par ailleurs, Michel Kenmoe, le conseiller régional pour la communication et l’information du Bureau régional de l’Unesco Dakar, a estimé les migrants sénégalais entre 2,5 et 3 millions dont 40% dans la zone de l’Organisa­tion de coopération et de développement économique (Ocde).

La loi sur l’accès à l’information sera bientôt promulguée. L’annonce a été faite hier par le directeur de la Communication lors du forum sur Médias et migration organisé par l’Institut Panos Afrique Ouest (Upao) en collaboration avec l’Unesco. «Nous sommes engagés à assainir et accompagner le développement du secteur de la presse et mettre l’accent sur le journalisme d’investigation et de données», a dit Ousseynou Dieng. D’après lui, l’Etat est en train de mettre un cadre juridique et les moyens nécessaires pour accompagner le développement du secteur de la presse. Mais cela requiert de la compétence et de la formation s’empresse-t-il de préciser. La nouvelle loi, informe-t-il, «a été déjà déposée sur la table du gouvernement». Elle va compléter l’architecture juridi­que, l’accès à l’information et permettre la faisabilité du journalisme d’investigation, indique-t-il.
«Nous ne pouvons pas faire cela si notre pays ne met pas un dispositif réglementaire qui garantit l’accès à toutes les informations», indique le directeur de la Communication. Ousseynou Dieng reconnait que la presse a un rôle fondamental. Mais malheureusement, on lui renvoie souvent l’aspect négatif, alors qu’il y a un aspect juridique.  Il poursuit en indiquant que beaucoup de choses ont été faites en matière d’accès à l’information, mais il y a des efforts à faire. Avec l’Unesco ils travaillent dans ce sens, rassure-t-il, avant de promettre que d’ici 3 à 4 jours, ils vont tenir une rencontre sur ce qui concerne la loi sur l’accès à l’information pour compléter le dispositif juridique en matière d’information. «Le Sénégal a donné le ton en étant présent dans les organes de l’Itie. En le faisant, il a montré aux journalistes sa capacité à leur garantir l’accès à l’information», dit-il.

Entre 2,5 et 3 millions de migrants
Selon le Conseiller régional pour la communication et l’information du Bureau régional de l’Unesco à Dakar, Michel Kenmoe, qui se prononçait sur la question de l’émigration, le Sénégal est considéré comme un pôle régional de migration en Afrique de l’Ouest. «Il est à la fois un pays d’accueil, de transit et de départ». Aujourd’hui, poursuit-il, «les émigrés sénégalais sont estimés entre 2,5 et 3 millions dont 40% dans la zone de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde)».
A l’en croire, le Sénégal est non seulement une terre d’accueil des citoyens et citoyennes des pays de la Cedeao, mais aussi contribue à lever les entraves à la mobilité dans l’espace. «En dépit des défis sécuritaires qui, de nos jours, s’interposent à la pleine mise en œuvre du Protocole, des actions comme celles du Sénégal ont permis à la Cedeao de devenir un modèle d’intégration régional», dit-il. D’après le directeur de la Communication, l’Afrique de l’Ouest a toujours été une région de grande mobilité humaine.  Et si on se fie aux estimations récentes, 80% de tous les migrants originaires de l’Afrique de l’Ouest vivent dans un autre pays de l’Afrique de l’Ouest.

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