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Ces derniers jours, nous assistons à des élucubrations de toutes sortes sur une hypothétique cohabitation que l’opposition imposera à la majorité à la suite des Législatives du 30 Juillet 2017. La question qu’on se pose c’est, sur quoi se base cette opposition pour s’imaginer au pinacle en battant la coalition Benno bokk yaakaar dans l’essentiel des grandes villes du pays. Car, un tel scénario catastrophique supposerait que la majorité perde la quasi-totalité des grandes agglomérations du pays. Une telle prouesse de l’opposition relèverait d’une chimère car, le pays n’est pas dans cet état de déliquescence politique et social comme en 2000 ou 2012.
Certains leaders de cette opposition sont nostalgiques des époques d’avant la deuxième alternance. Pour rappel, les Législatives de 1998 ont révélé la fragilité intérieure du Parti Socialiste, parti majoritaire qui s’est retrouvé avec 50,2% des suffrages exprimés et obtenant 93 sièges sur les 140 qui étaient en jeu. A cette même élection, l’Urd, qui est une dissidence du parti socialiste, obtient 11 sièges avec 13,22% des suffrages exprimés. Tandis que le Pds obtenait 23 sièges avec 19,12% des suffrages exprimés. Au regard de ces résultats, les prémisses d’une alternance étaient déjà en place. Et s’y ajoute, le front social qui était en pleine ébullition. Ce qui a conduit inexorablement à l’alternance du 19 mars 2000. Cependant, la véritable raison qui a précipité la première alternance, c’est surtout l’unité de l’opposition autour des plateformes politiques comme le Front pour la régularité et la transparence des élections (Frte) et la coalition organique dénommée CA2000.
Eh bien, messieurs les leaders de l’opposition, cette époque est derrière nous car, ce n’est pas le contexte de 2017, la nostalgie pourrait vous amener à convoquer cette époque glorieuse favorisée également par les erreurs répétées du pouvoir socialiste d’alors. Les mêmes faits produisant les mêmes effets, en 2012, le Président Wade a tenté un passage en force pour un troisième mandat, l’opposition s’est organisée à faire barrage à ce projet, aidée en cela par une jeunesse consciente de son rôle avant-gardiste, qui a accentué les émeutes de la vie chère.
Cette situation décrite précédemment, est en déphasage avec le contexte actuel, Le Président Macky Sall a réussi à conserver intacte sa coalition de 2012, ce qui lui a permis de gouverner de manière stable le pays. La quasi-totalité de ses souteneurs occupent des postes stratégiques : Tanor, président du Hcct, Niasse, président de l’Assemblée nationale. Une prouesse que Wade n’a pas réussie en 2000. Ce qui nous amène à dire que l’opposition n’a pas su créer les conditions d’un effritement du régime donc, elle ne peut pas imposer la cohabitation au Président Macky Sall. Elle n’a pas travaillé, elle a passé tout son temps à accuser le pouvoir de péchés de Sodome et Gomorrhe. C’est une opposition de presse plutôt que d’actions. Elle n’a pas les ressorts pour battre la majorité.
Pire, elle s’est regroupée à l’unisson dans un courant dit du Non, malgré tout, elle n’a pas réussi à battre la coalition Benno bokk yaakaar au référendum du 20 mars 2016. Ont-ils oublié cette défaite déjà ? A mon avis, parler de cohabitation est une manière pour eux d’amuser la galerie, d’autant plus que l’essentiel des hommes qui la théorisent ne contrôlent pas un fief politique au Sénégal.
Nous nous évertuerons à dé­fendre le bilan du Président Macky Sall partout dans le pays, pour permettre à notre coalition d’obtenir une majorité confortable à l’Assemblée. Nous pensons que 2017 est un passage obligé pour gagner la présidentielle de 2019.
2017 Nioko Ress
Ibou BA
Conseiller municipal et départemental à Koussanar

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