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L’Union interparlementaire (Uip) se joint aux institutions qui considèrent que le procès et la détention de l’ex-maire de la ville de Dakar sont «politiques». En effet, l’Uip regrette d’abord «l’absence de réponse ultérieure aux demandes, notamment d’informations sur la nature des faits reprochés à Khalifa Sall, transmises par les autorités parlementaires en janvier 2018». Dans une «décision adoptée à l’unanimité par le Conseil directeur de l’Uip à sa 203ème session à Genève le 18 octobre 2018» et exploitée par l’Afp, elle estime que le «non-respect du principe de présomption d’innocence, de l’immunité parlementaire et le rejet sans examen sur le fond des différents recours qu’il a introduits auprès du juge d’instruction confirment en très grande partie que les allégations du plaignant selon lesquelles la procédure entamée contre l’ex-maire de Dakar et candidat déclaré aux prochaines échéances électorales était entachée de sérieux vices». Par ailleurs, l’Uip note que ces «irrégularités» judiciaires s’expliquent par le caractère «politique» du dossier car, dit-elle, «selon le plaignant, M. Sall fait l’objet de poursuites politiquement motivées dans la mesure où les allégations de corruption ont été formulées à quelques mois des élections législatives en juillet 2017 et après qu’il avait annoncé son intention de s’y présenter». Aussi, soutient-elle que les poursuites avaient également pour but «d’invalider la candidature» de Khalifa Sall à la prochaine élection présidentielle. Mais aussi que l’opposition de celui-ci à la révision constitutionnelle engagée par le Président a également été «un facteur motivant les poursuites à son encontre».
L’Union interparlementaire espère tout de même que «ce dernier recours adressé à la Cour de cassation sera examiné selon une procédure indépendante et impartiale et dans le respect des normes nationales et internationales applicables en la matière».
Stagiaire

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