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Surtout que le pire virus est à venir. (La loi d’habilitation n’est pas de trop)
Notre Sénégal est à l’épreuve du Covid 19 dénommé coronavirus à l’instar des pays du monde. «Ce petit machin microscopique» verbatim Moustapha Dahleb, auteur Tchadien, à la force d’une bombe atomique, est en train de générer le tsunami de notre planète Terre.
«Notre maison Terre brule», disait le défunt président de la République française Jacques Chirac. Et cette fois-ci, le feu se propage de manière fulgurante. Personne, ni rien ne peut l’éteindre. Notre humanité est en réel danger.
Car ce petit machin pyromane invisible et insaisissable circule librement, à sa guise.
Coronavirus ne tient pas compte des frontières mais fait fermer toutes les frontières.
Il ne connaît ni frontière géographique, toutes les régions, tous les pays, tous les continents sont touchés ;
Il ne connaît ni frontière sociale, qu’on soit riche ou pauvre, prince ou citoyen, gouvernant ou gouverné, artiste ou intellectuel. Coronavirus fait régner la terreur.
La croissance de ses victimes est dans une dynamique exponentielle. Des chiffres record tombent tous les jours.
Les humains vivent dans la terreur et la psychose d’une fin du monde terrestre. La moitié de l’humanité, plus de 3 milliards de personnes sont confinées, isolées de tout. C’est un moment historique car l’humanité entière se bat contre un ennemi commun invisible. Une bataille inédite, inattendue et inespérée.
Nous sommes en guerre crièrent à l’unisson, les dirigeants du Monde entier contre Covid 19.

L’ennemi de tous A titre individuel
Coronavirus nous rappelle à notre bon souvenir d’humain. Coronavirus ébranle nos certitudes. Il sonne l’heure de vérité. Il a changé notre rapport à la vie. Nous sommes à présent tous conscients que nous sommes tous égaux devant la mort, l’autre versant de la vie. Et que la mort, cet acte inéluctable nous définit comme humain.
Enfin les hommes reconnaissent qu’ils ne sont ni invulnérables ni infaillibles encore moins invincibles face au coronavirus. C’est la quête du sens, c’est le retour à la spiritualité. La leçon essentielle est que les hommes sont égaux.
A titre collectif
Le Commun refait surface. Nous comprenons tous que la science et le progrès, bien qu’utiles à nos vies doivent être consignés dans un humanisme.
Les grandes puissances occidentales qui rivalisent de pouvoir de domination deviennent impuissantes à vaincre ce minuscule machin et danger mortel.
Et, l’on s’interroge sur la puissance de la Chine, berceau de la pandémie, épicentre premier du Covid 19 qui a perdu tout contrôle devant ce petit machin.
Les Etats-Unis d’Amérique, qui se sont toujours targués d’avoir une hégémonie sur tous les autres pays, expriment de l’inquiétude et de l’impuissance pour avoir battu le record funeste de victimes au taux galopant.
L’Europe, dans sa superbe, à travers les sinistres exemples de l’Italie et de l’Espagne, est désespérée des macabres statistiques de morts et de contaminés.
Ironie du sort, c’est l’Afrique, la lanterne rouge du monde moderne, qui résiste. Malgré l’infection sévère, le continent affiche un faible taux de victimes.
Oui ! Dans cette guerre mondiale déclarée, notre Nation sénégalaise fait aussi face à l’ennemi, ce machin. Dans cette crise sanitaire qui prévaut, des cas de contamination sont diagnostiqués, elle développe ses propres défenses immunitaires. Elle cherche à se protéger et à le vaincre pour survivre.
Les armes sont déployées par le Chef de Guerre, le président de la République :
Il décréta :
L’Etat d’urgence du Pays
Le couvre-feu de 20h à 6h du matin
Un Fonds de relance de l’économie
Un appel à l’effort national
Grâce au Covid 19, nous sommes rentrés dans un climat républicain bienveillant qu’on n’aurait pas envisagé dans un passé récent.
Cela signifie que c’est possible de changer de choses en faveur d’un vivre ensemble meilleur. Chacun a privilégié son appartenance à la Nation et son ancrage à la Patrie. Un réflexe d’être citoyen et de faire partie d’un collectif.
Oui ! Le président de la République, dans ses habits de Chef suprême des armées, entreprend une stratégie de défense qui enseigne de la gravité de l’attaque et de la nature de la bataille qui s’annonce épique.
Dans son rôle, il débuta la stratégie nationale avec comme ligne directrice : l’unité nationale. Tous en ordre de bataille contre coronavirus.
Dans cette guerre sanitaire, le président de la République affiche sa vision d’unité et de rassemblement de la Nation autour de l’essentiel.
Mardi 24 mars 2020, un jour différent des autres, fut vécu. Un jour historique qui marqua un tournant dans la vie de notre Nation.
Ce jour se distingua, par l’exhumation de l’exception démocratique sénégalaise.
De ce jour, date une séquence nouvelle dans l’histoire de notre République.
De ce jour, s’ouvre une ère nouvelle dans l’histoire de notre vivre ensemble. Au demeurant, notre jeune République qui fête (4 avril 2020) ses soixante (60) années dans des circonstances de guerre comme annoncé par son Président.
Ce jour, le président de la République, après s’être adressé à la Nation et déployé ses premières armes de défense le jour d’avant, initia une série de consultations avec les acteurs politiques et sociaux de toutes les obédiences politiques, de toutes les influences idéologiques ou religieuses.
Covid 19 exige et oblige.
Il est des évènements qui changent la confrontation entre les hommes. Le Président Sall l’a compris en développant cette vision inclusive d’unité autour du combat contre le Covid 19. L’arme de guerre présentée par ses soins sous le protocole thérapeutique d’union consiste à mutualiser les forces sans exception et à faire bloc pour lutter contre l’ennemi. L’unité, la seule arme qui vaille !
Solidaire, unis, nous vaincrons ! clame-t-il.
Il est des situations de crise qui révèlent le leadership des hommes d’Etat dans leur posture et leur action. La stratégie de défense déroulée en est une illustration.
Autre fait majeur, c’est la mise en valeur du Savoir des experts, des sachants, de ceux qui savent de manière objective et rationnelle. Toutes les décisions de l’Exécutif sont éclairées par les avis et recommandations scientifiques.
Une jurisprudence de gouvernance mise en relief dans la stratégie de défense nationale qui gagnerait à être souvent utilisée en faveur de l’efficacité de l’action publique. Cette stratégie de l’alliance entre expertise et légitimité, du dialogue entre politiques et technocrates apparaît comme une règle de gouvernance à perpétuer. Le président de la République a donné le ton.
Le Chef suprême des armées, dans ce contexte de guerre, a également déployé une grande arme qui consiste à la réhabilitation des valeurs de la République. La devise de notre République sert de boussole :
Un Peuple
Un but
Une Foi
Unis comme un seul peuple.
Avec un seul but la survie de la Nation contre l’ennemi.
Et une foi, la victoire dans l’unité.
Telle est votre vocation ! Vous l’avez assumé à la hauteur de la gravité de l’heure. Présider c’est définir un cap pour la Nation dont on est dépositaire de la confiance. Présider c’est développer une vision en faveur d’un projet de société. Ce n’est point inaugurer des chrysanthèmes ou faire de l’intendance.

La Nation vous
ovationne
Oui ! L’opposition, la Société civile et tous les segments appelés ont également joué leur partition. Ils ont répondu à l’appel avec responsabilité et patriotisme. L’opposition systémique et systématique a disparu en faveur du combat contre le coronavirus. Tous ont homologué le schéma thérapeutique et le protocole de lutte contre Covid 19 proposés par le Chef de guerre. Il est des sujets qui nécessitent et qui exigent la mobilisation nationale. Cette période de crise sanitaire en est une.
L’on sait que le sentiment national se forge toujours durant les épreuves pénibles. Ainsi, durant cet exercice démocratique exceptionnel initié par le Président Sall, l’opposition politique s’est honorablement distinguée. Tous les aspirants politiques à la conquête du pouvoir ont fait preuve d’un grand sens de l’intérêt général. Ils ont à leur tour écrit en lettres d’or dans le Panthéon des personnages qui marquent l’histoire dans des moments d’épreuve de la Nation.
La fierté de notre Nation est légitimement exhibée. L’initiative du mouvement Y’en a marre en atteste, avec leur engagement actif noté dans la campagne de prévention contre la propagation du coronavirus à travers le slogan «Fagaru ci Coronavirus».

La Nation vous applaudit
Mais ! Voilà qu’en affûtant l’arme de guerre, avec le vote de la loi d’habilitation qui confère au président de la République les pleins pouvoirs d’agir conformément à l’article 77 de la Constitution, l’union sacrée tant vantée commence à se fissurer.
Faut-il rappeler que cette fissure affaiblit nos forces de défense immunitaires face à ce puissant ennemi ?
Des voix s’élèvent pour exprimer des réticences, des hostilités à cette loi d’habilitation. Cette arme de guerre devient clivante. Elle est sur le point de diviser la Nation.
En opposition à cette loi d’habilitation, les uns refusent de donner un blanc-seing au président de la République, arguant le risque d’abus de pouvoir et de détournement d’objectifs.
Les autres évoquent des velléités dictatoriales, argumentant de l’instauration d’un régime d’autoritarisme, à mon humble avis aux antipodes de notre vécu démocratique.
Toutefois, force est de reconnaître que la crainte est compréhensive et légitime.
Mais Faut-il ensuite rappeler que nous sommes en guerre ?
Et qu’en période de guerre, l’union sacrée n’est pas un besoin mais une nécessité. Ce n’est pas seulement utile mais s’avère comme une impérieuse nécessité pour vaincre l’ennemi.
Mais faut-il enfin convoquer l’histoire des institutions du pays d’emprunt «La France», dont on s’inspire. L’on comprendra que la Nation peut s’exonérer de cette crainte et l’on pourra rassurer les sceptiques sur cette gouvernance par ordonnance. Qui a comme principale vertu démocratique de permettre au Chef suprême des armées d’agir vite et bien.
A situation exceptionnelle, régime exceptionnel ! Ce qui est essentiel, c’est l’adaptation de la mesure au contexte. Charles Darwin, auteur du 19ème siècle, nous enseignait verbatim : «Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux au changement.»
Ainsi, l’on sait que le régime de gouvernance par ordonnance de la France à la libération de la 2ème Guerre mondiale leur a permis d’être un modèle d’Etat Providence inscrit dans les annales politiques. Qui a pu produire des réformes historiques dans la continuité de l’esprit des lumières.
Des réformes fructueuses, en faveur de leur reconstruction. L’on peut citer :
1/ l’ordonnance instituant la création de l’Ena, Ecole Nationale d’Administration en 1945, un fleuron du système d’éducation pour former les élites compétentes ;
2/ l’ordonnance accordant le droit de vote aux femmes, du 5 octobre 1944 sous le Gouvernement provisoire ;
3/l’ordonnance instituant le dispositif de la Sécurité Sociale, qui met en place un mécanisme de solidarité de protection sociale (assurance maladie, assurance chômage..), l’une des plus belles réussites de l’Etat- Providence.
Ce qui montre à suffisance, les raisons d’y croire. Croire à la vision du Chef de Guerre. Croire aux armes déployées, y compris celle relative à la loi d’habilitation, lui conférant des pouvoirs d’agir.
A ceux qui doutent, sachez qu’une gouvernance par ordonnance peut répondre au triptyque des 3P.
Aussi précaire fut-elle ?
Aussi provisoire fut-elle ?
Elle peut être prodigieuse. Les réformes du Gouvernement Provisoire de la France Libre ont permis l’émergence des trente glorieuses, séquence de paix et de prospérité.

A ceux qui doutent
Puisse le président de la République s’inspirer du Général De Gaulle, qui a institué par ordonnance un Gouvernement d’union nationale politique pour vaincre l’impact désastreux de la Guerre et jeter les bases d’une nouvelle République forte.
C’est pour dire que la loi d’application est loin d’être un mirage, elle peut aussi être un miracle pour le devenir de la Nation.
S’y ajoute, que l’arme de défense affûtée par le Chef de Guerre doit monter en puissance si l’on sait que vaincre Covid 19 ne signifie pas gagner la Guerre. C’est gagner une première bataille sanitaire. Il y a une autre bataille qui s’avère épi­que.
Causée par le prochain virus, elle sera pire que Covid 19. Considérons que le pire virus est à venir. Il sera plus virulent et risque de faire plus de victimes. C’est la crise économique qui prendra le relais de la crise sanitaire, et qui s’annonce plus redoutée et redoutable par les puissances économiques, a fortiori nous, les pays en construction.
Ainsi, à ceux qui doutent, ma conviction républicaine est que le compromis républicain n’est pas synonyme de compromission politique.
A la Nation, pour triompher et venir à bout des deux ennemis, l’impératif d’union sacrée s’impose sous l’autorité du Chef de Guerre, sans risque d’autoritarisme.
Qu’Allah nous préserve du Covid 19 pour que vive la République du Sénégal.
Mame Diarra SOW
Citoyenne

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