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Au lendemain de la série de rappels de ses déclarations contre la transhumance, le parti de l’ancien Premier ministre tient à préciser les conditions dans lesquelles il a rejoint la mouvance présidentielle. L’Union nationale pour le peuple (Unp/Bokk jëmu) explique qu’à l’occasion de la présentation de condoléances à Samuel Sarr, le chef de l’Etat a sollicité son «ami». «Je demande à mon ami Souleymane Ndéné Ndiaye de venir travailler avec nous, même s’il est devenu chef de parti. Souley­mane, je te demande de venir soutenir le travail de ton frère et ami pour l’intérêt du pays. A son retour, nous avions déjà une réunion avec lui et l’on a commencé à discuter de cet appel sans pour autant mesurer ou analyser les propos tenus par Macky Sall», rapporte-t-on dans un communiqué.
La cellule de communication de l’Unp/Bokk jëmu trouve qu’«eu égard à la sincérité dans les propos, il fallait donner une réponse par un oui ou un non». C’est ainsi que «tous les responsables de notre parti politique ont été consultés sans que le frère Secrétaire général national ne donne la direction à suivre à part une seule et unique condition : On ne transhumera jamais». A ce propos, les proches du responsable politique à Kaolack insistent : «Nous voulons ici et maintenant réitérer notre désapprobation en ce qui concerne la transhumance. Nous ne serons jamais des transhumants. Nous avons un parti et nous le gardons tout en continuant à le massifier. Jamais l’Unp/Bokk jëmu ne disparaîtra au profit d’un autre parti.»
Les camarades de Ndéné ajoutent que «de hautes personnalités du pays, religieuses ou politiques», ont également recommandé à leur leader d’accepter. «Ce qui a le plus pesé sur la balance de la décision prise reste la fin des propos de Monsieur Macky Sall qui dit que c’est pour l’intérêt du pays. Au-delà des relations d’amitié, de parenté ou autres, l’appel à la construction du Sénégal est plus fort que tout», justifie-t-on. Ils précisent que si leur «oui» était mu par des «intérêts bassement politiques», ils auraient d’abord «discuté avec le président de la République pour savoir ce qu’il nous propose dans la future collaboration, ce que nous n’avons jusqu’ici pas fait».
hamath@lequotidien.sn

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