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L’année 2016 aura été marquée en lutte par le départ à la retraite de Yékini. Un adieu prématuré, lié en partie à un genou douloureux, et qui n’a pas été de tout repos pour l’ex-Roi des arènes (42 ans) qui est sorti par la petite porte pour avoir terminé par une seconde défaite d’affilée face à Lac de Guiers 2.

La retraite de  Yékini a été l’un des faits marquants de l’année 2016 en lutte avec frappe. Ayant agité son envie de quitter l’arène depuis 2009, ce n’est que cette année que l’ex-Roi des arènes a entériné son départ définitif du monde de la lutte alors qu’il jouissait du privilège de profiter encore des trois ans qui lui restaient avant la retraite. Mais l’enfant de Bassoul avait-il le choix pour avoir été battu un peu trop facilement par Lac de Guiers 2 qui lui infligeait du coup un second revers de suite après celui concédé face à Balla Gaye 2.

Opération du genou  
«Ce jour est spécial pour moi», avait-il confié au moment de faire la révélation au cours d’un point de presse. Mettant fin à 24 ans de carrière où les quinze ont servi à asseoir sa suprématie avec le titre de Roi des arènes en bandoulière.
Mais il faut dire que le chef de l’écurie Ndakaru a caché les véritables raisons de son départ avant que Le Quotidien ne les révèle. Un départ en effet surtout lié à des problèmes de santé. En atteste l’intervention subie au genou tout juste après son face-à-face avec la presse. Suffisant pour tourner définitivement le dos à la lutte.
Ayant remporté à plusieurs reprises le titre de champion d’Afrique avec l’Equipe nationale de lutte traditionnelle, Yékini est un monstre sacré dont le parcours sera certainement difficile à réaliser par les lutteurs de la génération actuelle. Celui qui a vaincu à trois reprises l’actuel Roi des arènes, Bombardier, a mis son cœur à rude épreuve pendant plus de quatre décennies pour truster les titres.

Modou Lô lutteur de l’année, Reug Reug l’avenir
Pour continuer à être présent au sein de l’arène, Yahya Diop – son nom à l’état civil – a mis en place «Fata productions» pour organiser des combats de lutte. Invaincu entre 1997 et 2012, Yékini a été désigné en 2010 meilleur lutteur du cinquantenaire (1960-2010). Considéré comme l’une des figures emblématiques du monde sportif africain, il fait partie des cinquante personnalités du continent qui ont marqué l’année 2016, selon Jeune Afrique.
2016 a été aussi une année où le titre de meilleur lutteur de l’Anps a été décerné à Modou Lô de Rock Energie. Une distinction qui avait la particularité de revenir aux différents Roi des arènes.

Le promoteur Assane Ndiaye éclipse Aziz Ndiaye, Gaston Mbengue et Cie
Restons sur ce titre de meilleur lutteur de l’année pour noter que le jeu était très serré. En atteste le score d’un point d’écart entre le tombeur de Gris Bordeaux et le jeune lutteur, Reug Reug. Ce dernier confirmant tout le bien que l’on pense de lui lors de cette année où il s’est illustré à travers ses performances, prouvant qu‘il faudra compter sur lui à l’avenir.
L’autre fait marquant de cette année 2016 est la montée en puissance du promoteur Assane Ndia­ye qui a décroché le jackpot en s’offrant une dizaine de combats. Eclipsant du coup des promoteurs chevronnés comme Gaston Mben­gue, Aziz Ndiaye et Cie.
ambodji@lequotidien.sn

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