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La lutte, à l’image des autres disciplines, est à l’arrêt à cause du coronavirus. Déjà dans des difficultés, le «sport de chez nous» pourrait difficilement survivre après cette pandémie ; d’où la nécessité, selon Sa Thiès, d’une rencontre entre promoteurs et lutteurs pour débattre des cachets.

L’après Covid-19 pourrait être une belle opportunité pour pousser les ténors de la lutte avec frappe à baisser leurs cachets, estimés trop lourds par les promoteurs et bon nombre d’observateurs. Et cela pourrait aider à relancer une discipline déjà mal en point avec cette pandémie qui pourrait corser ces difficultés.
Plongé dans un «coma artificiel» à cause de cette crise sanitaire qui asphyxie l’humanité dans son entièreté, le «sport de chez nous» s’inquiète des pires lendemains qui risquent de rythmer son quotidien. Les plus sceptiques pensent que la lutte ne parviendra à se relever de cette crise si les lutteurs ne prennent pas conscience de l’importance à s’adapter par rapport à la nouvelle donne imposée par la situation sanitaire.

Une rencontre promoteurs-lutteurs pour discuter des cachets
Si les cachets posent problème, leur baisse ne pourra se faire sans une concertation des acteurs de la lutte, selon le lutteur Sa Thiès qui invite l’Association des promoteurs à se mettre autour d’une table avec les lutteurs à la fin de la pandémie. «Si on te payait un cachet de 100 francs et qu’on n’arrive plus à le faire à cause d’une crise, je pense que les acteurs devraient provoquer une discussion pour convaincre les athlètes à faire des sacrifices. Cela pourrait aider à entériner une décision consistant à dire au lieu de 100 francs, maintenant nous ne pouvons que vous payer 35 francs», soutient le frère de Balla Gaye 2 au bout du fil. «Ce n’est pas en ordre dispersé qu’on parviendra à surmonter les éventuelles difficultés de la lutte. Il faut qu’on trouve un cadre pour formaliser tout cela. Ce n’est pas en restant dans son coin pour réclamer un sacrifice de la part des lutteurs qu’on pourrait parvenir à les convaincre. Il faudrait des discussions franches pour en arriver là», ajoute le sociétaire de l’écurie Double Less.
Etant un acteur bien placé pour décortiquer la question et se remettant à Dieu par rapport à la difficulté que vivent toutes les personnes vivant au Sénégal et dans le monde à cause de la pandémie, Sa Thiès de souligner : «Si chacun des acteurs est mû par l’intérêt de la discipline, il n’y a pas de raison qu’on ne trouve pas une sortie de crise pour la lutte avec frappe. Que ceux qui étaient partis reviennent !» Faisant allusion aux promoteurs qui s’étaient désengagés de la lutte comme Gaston Mbengue et Aziz Ndiaye qui ne trouvent plus leur compte dans une discipline qui ne fait plus courir les grands sponsors. Selon lui, le retour de ces promoteurs ne sera pas facile si les lutteurs refusent de consentir à des sacrifices.
Parlant des éventuels combats qui s’offrent à lui, Sa Thiès de citer Garga Mbossé comme le plus probable adversaire qu’il devrait croiser prochainement après sa défaite contre Boy Niang 2. Si ce combat a tardé à se matérialiser, c’est au niveau du camp de son adversaire que le blocage se situe, selon lui. Le frère de Zoss n’avait pu trouver d’accord sur le cachet proposé par le promoteur, à en croire le fils de Double Less qui relègue au second plan Reug-Reug dans la hiérarchie des lutteurs devant le croiser, après les défis que ce dernier lui a lancés, arguant qu’il lutte mieux que lui.

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