PARTAGER

Avec la fermeture prolongée du stade Demba Diop, tous les regards sont tournés vers Léopold Senghor désormais ciblé comme plan B pour l’organisation des combats de lutte. Mais là encore, le problème reste entier pour les promoteurs qui font face à un cahier des charges trop élevé.

Par ces temps qui courent, organiser un combat de lutte est devenu un vrai casse-tête pour les promoteurs. Après les problèmes de cachets des lutteurs jugés trop élevés et les soucis de dates disponibles, Pape Abdou Fall et Cie se devaient de jongler avec les problèmes d’infrastructures.
Avec la décision de maintenir la fermeture du stade Demba Diop, suite au drame du 15 juillet ayant causé la mort de huit supporters mbourois, le stade Léopold Sédar Senghor a finalement été présenté comme alternative pour les deux combats déjà ficelés : Modou Lô-Lac 2 et Ama Baldé-Papa Sow. Cepen­dant ce plan B est loin d’être une aubaine pour les promoteurs qui risquent d’être confrontés à un autre combat.
En effet, le constat est qu’organiser un combat de lutte au stade Léopold Sédar Senghor exige beaucoup de moyens financiers. D’ailleurs, sur ce chapitre, le promoteur Assane Ndiaye n’a pas manqué de soulever le problème hier dans les colonnes de nos confrères de Sunu Lamb. «Je veux qu’on nous diminue considérablement les frais et autres dépenses afférents à l’organisation d’un événement au stade Léopold Sédar Senghor. Le stade n’est pas petit», a-t-il.

«Deux à trois fois plus de frais qu’à Demba Diop»
L’organisateur du combat Ama Baldé-Papa Sow, qui écarte la date du 19 novembre, ne pouvait si bien dire. Car en effet, l’organisation d’un tel événement dans le «temple» du ballon rond exige «deux à trois fois plus de frais qu’au stade Demba Diop», renseigne une source bien informée.
«Si les promoteurs payent 500 000 francs Cfa pour la location du stade à Demba Diop, il faudra débourser le double ou le triple à Senghor. Ce n’est pas la même chose. Les charges ne sont pas les mêmes», souligne notre interlocuteur.
A cela, s’ajoutent les frais additionnels portant sur la sécurité, mais également sur le nombre de personnes en charge de l’organisation.
Sur le plan de la sécurité, le stade «Senghor» a besoin d’un important dispositif composé d’éléments de la police et de la gendarmerie pour une bonne organisation d’un tel événement. A ce titre également, «le nombre d’éléments devra être multiplié par deux, voire trois. Il faut au moins 1 000 éléments de la police et de la gendarmerie pour assurer la sécurité du public et des alentours», conseille notre interlocuteur.
Quid des barrières de sécurité ? «C’est pas moins de 200 barrières qui sont utilisées lors d’un combat de lutte à Demba Diop. Au stade Senghor, ce chiffre sera aussi multiplié par 5. Toutes ces charges représentent un coût que le promoteur doit supporter», prévient notre source. Qui parle aussi de la gestion des entrées. «On sait que les promoteurs rencontrent souvent des problèmes avec certains amateurs qui veulent entrer gratuitement. A Demba Diop, cela peut se gérer du moment où il y a une seule entrée principale. Mais au stade Senghor c’est plus compliqué.»
Autant d’éléments que les différents acteurs sont appelés à prendre en compte afin de s’assurer d’une bonne organisation des combats de lutte au stade Senghor. Et c’est cela qui explique l’hésitation notée chez Pape Abdou Fall, organisateur de Modou Lo-Lac 2, et Assane Ndiaye qui a décidé de reporter Ama Baldé-Papa Sow. En attendant sûrement la réouverture de Demba Diop.

wdiallo@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here