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La corruption mine la société sénégalaise en particulier la Fonction publique. C’est ainsi que l’Etat fait dans la sensibilisation afin de lutter contre ce fléau capable de plomber toute économie. En effet, les attachés parlementaires ont été conviés hier à une session de formation autour du thème, «La bonne gouvernance et l’intégrité». Ces personnes sont des points focaux désignés par leur ministère et mis à la disposition du ministère du Travail, du dialogue social et des relations avec les institutions. A l’issue de la formation, ils seront les relais dans leur ministère respectif mais également auprès de leurs proches. Parce que, reconnait Seynabou Ndiaye Diakhaté, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) seul, ne peut ni mener le combat ni le remporter. En fait les débats à huis clos ont porté sur le cadre juridique, la déclaration de patrimoine, ainsi que les résultats obtenus par l’Ofnac depuis sa création. «L’Ofnac, depuis sa création, œuvre inlassablement à débarrasser notre pays des hystéries de la corruption qui est l’expression la plus exacerbée de l’égoïsme d’un groupe d’individus au détriment de la masse. Se faisant, l’Ofnac s’inscrit dans une démarche qui vise à ramener les acteurs eux-mêmes à s’approprier la lutte contre la corruption sous toutes ses formes», a déclaré Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’institution.
Les petite et grande corruptions sont la catégorisation que les gens donnent souvent au phénomène selon l’échelle où elle se déroule. Mais selon elle, toutes ces deux formes de corruption ont en partage «leur caractère hideux et leur effet destructeur sur l’attractivité de notre pays, sur les fondements de l’Etat de droit et sur le bien-être social en définitive. Elles sont donc à prévenir et à combattre avec la même énergie, la même détermination et la même rigueur pour l’avènement d’une société plus juste et plus prospère». Car, de son avis, la mal gouvernance et les comportements qui en dérivent peuvent avoir sur l’économie nationale et la cohésion sociale des effets particulièrement dévastateurs. C’est pourquoi la stratégie de l’Ofnac, d’après elle, reste la prévention par l’organisation d’activités de sensibilisation, de communication et d’éducation. Mais aussi, il y a la réception et le traitement des déclarations de patrimoine sans compter les missions d’enquête qu’elle et ses collaborateurs mènent en toute «sérénité» au jour le jour. Pour sa part, le ministre du Travail, du dialogue social et des relations avec les institutions, Samba Sy, a prôné la favorisation de l’introspection constante des agents de l’Administration.
msakine@lequotidien.sn

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