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La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a déclaré avoir hérité de beaucoup de dossiers depuis son installation à la tête de cet organe.  «Je suis en train de les étudier avec les agents», confie Seynabou Ndiaye Diakhaté avant de s’empresser de souligner que l’Ofnac est soumis aux règles et principes qui gouvernent toute enquête  à s’avoir le secret et la confidentialité. «Des dossiers, plus d’une dizaine», répond-elle aux questions des journalistes sans entrer dans les détails.   «On reçoit des plaintes tous les jours, de toutes sortes », poursuit  Mme Diakhaté, selon qui, les gens ne comprennent pas ce que fait réellement l’Ofnac. «Je pense qu’ils confondent l’Ofnac à un justicier, à un mini parquet, alors qu’il n’en est rien du tout. Selon les textes, nous sommes chargés de collecter des informations, de recevoir des plaintes, de faire  des investigations dans des domaines de la fraude et de la corruption, des infractions connexes et assimilées», explique- t-elle.
La présidente de l’Ofnac s’exprimait hier, en marge d’un atelier de renforcement des capacités  des enquêteurs sur la lecture et l’analyse de la cohérence des états financiers et principaux documents comptables. L’Ofnac bénéficie de l’appui de l’Union européenne (Ue) qui l’a subventionne à hauteur de 264 millions d’euros pour une duré de 18 mois pour renforcer les capacités des enquêteurs, sensibiliser, lutter contre  la corruption  et la fraude. «On va continuer à travailler avec l’Ofnac dans nos futurs programmes pour un montant de 500 millions d’euros, reste maintenant à discuter sur comment peaufiner ces programmes», a confié Schoeter Clemens, représentant de l’Ue.
ksonko@lequotidien.sn 

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