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Papa Ousmane Guèye, Directeur général des Douanes

Dans le domaine de la lutte contre la corruption d’une manière générale, le Sénégal fait bonne figure. C’est l’avis du directeur général des Douanes, Papa Ousmane Guèye. Selon lui, le Sénégal déploie des stratégies de prévention contre la corruption depuis un certain nombre d’années, avec la mise en place au plan général, des institutions qui s’activent dans la prévention comme l’Office national de la lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). «Mais au-delà de l’Ofnac, il y a toute la panoplie aujourd’hui, qui est déclinée en douane pour nous permettre vraiment de maîtriser ce fléau. En parlant de panoplie en douane, je pense au code d’éthique, je pense à tout ce que nous faisons dans la dématérialisation, et dans le cadre du ticket libératoire», a dit M. Guèye. Parce que, pense-t-il, le jour où, on arrivera à mettre en place et c’est presque arrivé le ticket libératoire, «nous allons regrouper dans un seul schéma l’ensemble de tous les paiements en douane. Ça, c’est des stratégies qui vont nous aider davantage à lutter contre la corruption.»
Quid d’une probabilité de faire l’état des lieux dans l’administration douanière au Sénégal ? le Dg  des Douanes estime qu’on ne peut pas dire qu’on va faire l’état des lieux de la corruption, c’est des estimations souvent de chiffres qu’on a. «En tout cas, en ce qui me concerne, aujourd’hui, nous sommes en train de travailler sur tout un ensemble de procédures et de mécanismes qui vont nous permettre de limiter considérablement les risques de corruption dans le cadre de l’utilisation  des procédures de dédouanement», dira-t-il. «Donc, toutes les phases qui seront séquencées et dématérialisées verront le risque de corruption amoindri», explique M.Guèye. Qui présidait l’atelier conjoint des experts de l’Union africaine (Ua) et de l’Organi­sation mondiale des douanes (Omd) sur la cartographie des risques en matière de corruption.
Cette rencontre  vise à fournir des informations sur la méthodologie ainsi, que des exercices pratiques dans la lutte contre la corruption. Il servira également, de forum d’échange et de partage des meilleures pratiques entre les Etats membres sur la mise en œuvre de programmes efficaces d’intégrité et de bonne gouvernance. «L’atelier nous permet d’identifier, de faire une cartographie des risques, qui permettra en prenant une procédure de séquencer tous les points sur lesquels il peut y avoir des risques de corruption», conclut Papa Ousmane Guèye.
Stagiaire

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