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Les étudiants d’aujourd’hui sont les décideurs de demain. Et fort de ce constat, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a profité de la Journée internationale de lutte contre la corruption pour sensibiliser les étudiants. L’objectif est de «cultiver l’intégrité» chez eux.

«L’Ofnac n’est ni un gendarme ni un Tribunal.» Malgré les explications de Seynabou Ndia­ye, les populations sont dans le flou concernant les missions de l’entité ; d’où la nécessité de les «sensibiliser sur les missions de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption», d’après sa présidente. Et en ce 9 décembre, Journée internationale de lutte contre la corruption, l’occasion était toute trouvée pour lever un coin du voile. C’est en ce sens que les étudiants ont reçu un cours sur le thème : «Tous unis contre la corruption». L’objectif étant qu’ils «aient la culture de l’intégrité».
Une communication sur «La bonne gouvernance, gage de qualité : cas du secteur des Btp» a été faite par le conseiller général à la promotion du pôle urbain de Diamniadio et du Lac Rose. De l’exposé de Oumar Dièye, on retiendra que les entreprises du Btp, parfois pour gagner des marchés, se constituent en cartel pour monter un dossier qui les favorise. L’une d’entre elles est choisie avec l’assurance de gagner l’appel d’offres pour concourir. Les organes de régulation de la concurrence n’y verront que du feu. Et pourtant, informe Oumar Dièye, cela fausse la concurrence et doit être perçu comme déloyal.
Son discours a emboîté le pas au rapport Lever les barrières de la Banque mondiale sur la concurrence en Afrique, publié la veille. Ce dernier envoie des avertissements et demande aux Etats de saisir à bras-le-corps le problème (voir Le Quotidien numéro 4149). Dans cette optique, il est à signaler que l’Ofnac a fait un état des lieux de la corruption au Sénégal.
mgaye@lequotidien.sn

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