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Fodé Seck, représentant du Sénégal à l’Onu.

(à New-York) – Ebranlés par la montée de la cybercriminalité, plusieurs Etats interpellent le Conseil de sécurité de l’Onu pour essayer de trouver un consensus international sur la question. Car, les Tic sont devenus un espace numérique  ouvert à toutes les délinquances.

Le développement des technologies de l’information et de la communication (Tic) a basculé le monde dans une autre dimension. C’est indéniable. Mais, elles l’ont rendu aussi vulnérable. Comme c’est une plateforme «open», des esprits malveillants aussi profitent de sa vulnérabilité pour commettre des attaques. Lesquelles poussent de plus en plus certains Etats à essayer de verrouiller leur système informatique pour se protéger des menaces ennemies.
En collaboration avec l’Espa­gne, le Sénégal, qui préside le Conseil de sécurité de l’Onu, a posé hier le débat sur les cyberattaques qui  se multiplient poussant les gouvernants à suivre la course folle des «mauvais utilisateurs» des Tic. Selon l’ambassadeur du Sénégal à l’Onu, Fodé Seck, il y a eu 10 mille menaces en 2015 dont la plupart sont une fraude sur les réseaux de télécoms ou vol au Sénégal.
Aujourd’hui, Dakar, qui a mis en place une stratégie nationale de lutte contre la cybercriminalité, a entrepris de réajuster son cadre juridique par rapport au numérique, mis en place une Brigade nationale de lutte contre la cybercriminalité composée d’enquêteurs «chevronnés». «Cela a permis de démanteler plusieurs gangs», insiste M. Seck.
Lors de brainstorming, plusieurs experts ont montré que la cybercriminalité revêt plusieurs autres formes de délinquance qui inquiètent plusieurs Etats. Il y a désormais ceux qu’on appelle les «hackativistes», les «cyberjihadistes», qui recrutent et font des levées de fonds sur le net, et les «kidnappeurs» de l’information surtout médicale, qui ont réussi à détourner cette technologie aussi à leur avantage. Et ça fait frémir certaines puissances occidentales qui appellent à un consensus international autour de la cybersécurité pour protéger les «infrastructures à risques». C’est-à-dire les informations financières, économiques, sanitaires confidentielles. D’où l’importance de cette rencontre initiée par le Sénégal et l’Espagne qui succèdera à la tête du Conseil de sécurité à notre pays le 1er décembre prochain.
Par contre, il n’est pas facile de mesurer la sincérité des Etats bien qu’aucun «officiellement» ne parraine le «cyberactivisme». Certains pays à l’image du Venezuela n’ont pas manqué d’insister sur la puissance numérique de certaines Nations, qui sont capables de détruire les infrastructures d’autres Etats grâce à la «cyber-guerre» qui est «imminente».
bsakho@lequotidien.sn

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