PARTAGER

L’Etat doit favoriser l’intégration des usagers de la drogue dans la société avec des mesures d’accompagnement. C’est le sentiment de panélistes qui ont animé un panel à l’Ucad dans le cadre de la célébration de la 31ème Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sur les drogues.

La 31ème Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sur les drogues est célébrée au Sénégal du 25 juin au 01 juillet 2018. Dans le cadre de ce programme, le Comité interministériel de lutte contre la drogue a organisé hier à l’auditorium Khary Amar Fall de l’Ucad, un panel sur le thème  général : «Le plan stratégique national de lutte contre la drogue : une réponse globale.» La réinsertion des usagers de la drogue a été le sentiment presque partagé par les différents panélistes. Et pour Alioune Badara Sow de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs), il faut favoriser leur intégration dans la société avec des mesures d’accompagnement comme le programme de logement social et de travail temporaire ou durable et autres activités occupationnelles. Il estime par ailleurs qu’il faut une réglementation des marchés des drogues parce qu’il existe des drogues légales. Toujours pour ce qui est de la répression, à son avis, «la communauté ne doit pas réprimer, ce n’est pas à la communauté de taper, de discriminer, de stigmatiser les consommateurs de drogue».
Parlant des piliers essentiels dans la lutte contre ce fléau, M. Sow a déclaré qu’il faut aussi mettre l’accent sur l’aspect prévention qui aide à «réduire ou empêcher l’entrée dans la consommation de drogues, réduire la consommation, éviter les nouvelles consommations, la progression vers la dépendance, au niveau individuel, des groupes et au niveau communautaire». Tout en exhortant un modèle de collaboration avec les Forces de l’ordre. Pour la prise en charge des drogués, Dur Abou Sy du service psychiatrique de l’hôpital Fann estime qu’il faut qu’il y ait des médecins généralistes mais aussi des psychiatres. Faisant un rappel sur les risques liés aux effets des produits consommés, Alioune Badara Sow a cité l’overdose, la baisse de la vigilance en faisant, par exemple sous l’emprise de la drogue, des rapports sexuels avec son partenaire sans préservatif. Ce qui peut causer des infections sexuellement transmissibles, le Sida.
msakine@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here