PARTAGER

Cissagro est fin prête. Ses installations sont terminées à presque 95%. Cette entreprise, initiée par le promoteur privé Ibrahima Ciss, est une usine de transformation, de conditionnement et de commercialisation de produits agricoles. Elle va employer 3 mille femmes. Une façon de valoriser le capital féminin et, du coup, réduire la pauvreté qui sévit dans cette couche de la population.

Kaolack étrenne son joyau de 19,5 milliards. Cissagro est un complexe composé d’unités de transformation céréalière, d’arachide etc. Il va aussi produire du café et des bouillons avec une marque locale qui va s’appeler «Aïcha épices». L’entreprise a été inaugurée hier, en présence des autorités administratives de la ville, avec la participation de Mabingué Ngom, directeur régional du Bureau de l’Unfpa en Afrique de l’Ouest et du Centre.
«D’ici deux mois, l’usine va commencer ses activités», annonce Ibrahima Ciss, président de Cisscorp holding, basé à Dubaï, après la visite avec les autorités. Macky Sall, de passage dans la ville de Kaolack, s’est arrêté sur le site de l’usine. Il a promis aux femmes, venues nombreuses assister à cette cérémonie, qu’il va lui-même venir inaugurer le démarrage des activités de l’usine.
Mais déjà, l’usine affiche ses ambitions. Elle compte employer 3 mille femmes issues des 30 groupements féminins de Kaolack. Une façon pour le promoteur de soutenir les femmes de Kaolack dans leur autonomisation économique et de réduire la pauvreté dans cette localité.
«Je suis natif de cette ville et j’essaie d’apporter une valeur ajoutée au développement de Kaolack en implantant ces différentes unités industrielles», dit-il fier.
Mabingué Ngom soutient pour sa part que l’Unfpa ne pouvait pas rater cette occasion. En initiant ce projet, Ibrahima Ciss participe à la réalisation du processus de capture du dividende démographique. Cissagro participe également à  valoriser «le capital féminin» à Kaolack. Insérer dans les structures économiques ce nombre de femmes d’entrée dans une ville comme Kaolack dans l’exploitation, la transformation et la commercialisation des produits locaux avec une marque locale est intéressant. «Nous sommes là pour s’approprier ce modèle afin de pouvoir le dupliquer. Nous soutenons ce modèle parce que c’est notre agenda, mais aussi celui de l’Afrique», rappelle le directeur régional de l’Unfpa qui ajoute qu’il va se joindre au Cissagro pour faire de ce projet un succès.
Cissagro travaille dans ce projet en partenariat avec le Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess). Un programme du ministère de la Femme, de la famille et du genre qui a mis sur la table 12 milliards pour accompagner les femmes dans le financement. Ainsi, les femmes vont pouvoir livrer des produits locaux à l’usine.
Ce projet va certainement transformer Kaolack, notamment la vie des femmes et même des familles. Le promoteur soutient que Cissagro n’est pas le seul projet à Kaolack. Il en compte 15 dont le Pont Noireau. L’avenir sera rose pour Kaolack.
ndieng@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here