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L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) s’intéresse à la gouvernance forestière. A travers un atelier qui a regroupé les acteurs des forces de défense et de sécurité mais aussi, la Direction des eaux et forêts, l’institution étudie les vulnérabilités et les risques dans le secteur forestier en proie actuellement, surtout dans les zones du Sud du pays, à des pratiques «illicites». «Pour nous, c’est une façon de prévenir les pratiques non désirées dans le secteur. Des pratiques qui compromettent la bonne marche du secteur», souligne Ismaëla Ndiaye, conseiller technique à l’Ofnac. Pour ce faire, l’Ofnac compte identifier d’abord les risques de fraude et de corruption durant les deux jours de l’atelier (les 10, 11 mai) sur «la gouvernance des ressources forestières : enjeux, défis et perspectives».
Ce travail est nécessaire d’autant plus que la perception collective est d’avis que des pratiques corruptives encouragent la fraude dans le secteur forestier. Maintenant, nuance le conseiller technique, «entre la perception et la réalité, il y a souvent un fossé. Nous voulons appréhender la chose dans sa véracité pour savoir si la perception est la réalité».
C’est d’ailleurs l’objet de cet atelier. A l’issue de la rencontre, les participants  pourront mettre le doigt sur les pratiques frauduleuses, corruptives et de voir comment à en arriver à bout. L’Office national de lutte contre la corruption estime qu’il ne prétend pas éradiquer la corruption, mais peut contribuer de manière active à sa réduction.
ndieng@lequotidien.sn

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