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Amnesty international a publié aujourd’hui son rapport sur la peine de mort en 2017. L’organisation constate des résultats positifs avec 2591 condamnations à mort dans 53 pays, soit 526 cas de moins qu’en 2016. Elle se félicite des avancées notées en Afrique subsaharienne

«C’est un peu rare d’être devant vous pour parler de résultats positifs», introduit Steve Cockburn, directeur adjoint de la recherche en Afrique de l’Ouest de Amnesty international. Lui et son organisation ont fait l’état des lieux de la peine de mort dans le monde en 2017. Contrairement aux précédentes années, Amnesty international se félicite des importantes avancées dans la lutte pour l’abolition des condamnations à mort. L’un des principaux motifs de satisfaction concerne l’Afrique subsaharienne. Cette zone du continent noir s’est distinguée par une diminution du nombre de sentences capitales. 878 cas ont été dénombrés en 2017 contrairement à 2016 où 1098 condamnations à mort ont été recensées. Une baisse de 208 cas que le Steve Cockburn salue : «Le monde tend vers l’abolition de la peine de mort. De grandes avancées ont été notées ces 40 dernières années. Après le Cap-Vert en 1981, plusieurs pays l’ont suivi aujourd’hui.»
L’Afrique de l’Ouest constitue également une lueur d’espoir pour ladite organisation. Plusieurs pays sont considérés comme de bons élèves notamment le Sénégal, qui n’a jusque-là enregistré que l’exécution de Moustapha Lô, le 22 mars 1967. Entre autres, il y a la Guinée, 20ème pays de l’Afrique subsaharienne à procéder à l’abolition de la peine de mort.
Amnesty international espère que le Burkina Faso et le Tchad vont bientôt la suivre dans la mesure où ils ont pris des mesures pour le supprimer en adoptant de «nouvelles lois ou en déposant des projets de loi en ce sens». La Gambie aussi est dans cette logique puisqu’elle a signé un traité international visant à abolir la peine de mort.

«Les mauvais élèves»
Tout n’est pas rose en 2017. Amnesty international fait part de quelques inquiétudes. Le rapport révèle qu’en Afrique subsaharienne, c’est au Nigeria que le plus grand nombre de condamnations à mort a été prononcé (621). Les exécutions sont plus fréquentes en Somalie et au Sud Soudan. Le premier pays a enregistré 24 cas alors que le second en est à 4.
En dehors du continent africain, le cas de la Chine est problématique, selon l’organisation de défense des droits de l’Homme. «C’est en Chine qu’ont été exécutés le plus de prisonniers, il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale dans ce pays. Ces données sont classées secrètes», informe-t-elle.
Stagiaire

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