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Comment lutter contre la tuberculose, comment traiter tous les tuberculeux et réduire drastiquement l’incidence et la morbidité de la maladie ? Ce sont là des équations que le Programme national de lutte contre la tuberculose compte résoudre avec toutes les composantes de la société à travers un plan d’actions en cours de mise en œuvre.

Dans la lutte contre la tuberculose, chaque personne compte : le personnel soignant, le journaliste, l’activiste, l’agent communautaire ou le simple citoyen. Les experts, en charge d’élaborer les plan de lutte contre la maladie, l’ont tellement compris qu’ils ont décidé d’intégrer l’approche communautaire pour pouvoir atteindre les objectifs fixés, c’est-à-dire en finir avec la maladie d’ici à 2030. Le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt), qui est en train d’élaborer sa note conceptuelle 2018-2022, a convié la presse pour recueillir les avis des journalistes sur la lutte contre cette maladie. Le programme va, par la suite, multiplier les rencontres avec notamment les tradipraticiens, qui constituent dans notre pays le premier recours des malades. Des activités avec les associations de jeunes, la société civile, les associations communautaires sont également prévues. Le programme va discuter des stratégies à mettre en place dans le cadre de l’élimination de la tuberculose dans la période 2018-2022, avec toutes les composantes de la société pour prendre en compte dans sa note conceptuelle qui est le condensé des priorités de la lutte les avis et opinions des 14 millions de Sénégalais sur cette maladie.
D’ailleurs, les Etats sont maintenant obligés d’intégrer cette approche communautaire inclusive et participative puisque le nouveau modèle de financement du Fonds mondial exige une concertation avec l’ensemble des parties prenantes autour de la question de la tuberculose pour pouvoir bénéficier d’une subvention. Ce qu’on appelle dans le jargon «dialogue pays». «C’est à la suite de ce processus que le Fonds mondial veut bien documenter qu’il accorde une lettre d’allocution provisoire de subvention. Laquelle lettre figure les différents montants adjugés à chaque programme», explique Dr Dioukhané. Le Pnt trouve son «enveloppe pays» insuffisant eu égard aux objectifs ambitieux de son programme pour autant les acteurs se disent engagés pour l’élimination de la maladie.
Ils comptent sur l’approche communautaire et l’engagement de tous les acteurs de la société pour détecter les tuberculeux, qui ne suivent pas de traitement. Le Pnt estime à 20 mille les nouveaux cas en 2017. «Il faut qu’on parvienne à avoir ces cas le plus tôt possible pour limiter la transmission et les guérir avec succès», soutient Dr El Hadji Mamadou Dioukhané à Plan international.
ndieng@lequotidien.sn

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