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La tuberculose fait toujours partie des maladies qui tuent, malgré la gratuité de son traitement. Célébrée hier, la Journée mondiale de la lutte contre cette pandémie est toujours un moment pour rappeler qu’il est possible d’en guérir. Dr Pape Samba Dièye, médecin-chef du district de Yeumbeul, ne dissimule pas son inquiétude : «La situation est grave et il faut que tout le monde s’y mette. L’année précédente nous avons enregistré 859 cas et 44% polarisent la capitale.» Ces chiffres font froid dans le dos comme ceux de la banlieue. «700 cas sont enregistrés (dans la banlieue) et viennent des localités de Yeumbeul Nord et Sud. Vous vous rendez compte que chaque semaine on enregistre 58 cas. Et la dernière victime est un bébé de 3 mois.» C’est alarmant. Ces raisons ont poussé les acteurs de la lutte contre cette maladie à initier une vaste campagne de sensibilisation pour demander aux populations de se rendre dans les districts sanitaires dès que les symptômes de la maladie apparaissent. «S’ils sont atteints par cette maladie, non seulement le traitement est gratuit, mais ne dure pas plus de 3 mois.» Il faut savoir que la tuberculose demeure la maladie infectieuse la plus meur­trière au monde. Chaque jour, près de 4500 personnes meurent de la tuberculose et pas loin de 30 000 contractent cette maladie pourtant évitable et curable. D’après les estimations, la lutte antituberculeuse menée dans le monde a permis de sauver 54 millions de personnes depuis 2000 et de réduire le taux de mortalité à 42%.
latifmansaray@lequotidien.sn

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